• Malgré son passé judiciaire, Alain Juppé, condamné pour prise illégale d'intérêts en 2004, rejoint le Conseil constitutionnel. «On ne donne pas le bon exemple», dénonce Jean-Christophe Picard de l'association anti-fraude Anticor.

    Alain Juppé est appelé par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand pour remplir une noble tâche : siéger au Conseil constitutionnel et vérifier la conformité des lois. Une nouvelle qui passerait presque inaperçue si on omettait de la mettre en perspective avec les démêlés du maire de Bordeaux avec la justice. Interrogé par RT France, le président de l'association anti-corruption Anticor Jean-Christophe Picard réagit : «La République pourrait au moins choisir d'autres personnes que ces élus, on pioche dans ces gens qui ont abusé de leurs fonctions».

    «Ce n'est pas un petit dossier qui l'a fait condamner, c'est un énorme problème, celui des emplois fictifs», poursuit Jean-Christophe Picard. «Pourquoi la France continue-t-elle à mettre à ces postes des personnalités qui ne sont pas irréprochables ? On pourrait nommer Eric Halphen (juge anti-corruption) ou René Dosière (ancien député PS), des hommes qui ont fait preuve de courage, qui ont un passé irréprochable ! Ça ne donne pas le bon exemple, cela veut dire qu'en tant que politiques, quoi que vous fassiez, vous pourrez obtenir des postes prestigieux. Il n'y a jamais de sanction, on ne prend jamais en compte les fautes passées, ce n'est pas très dissuasif. Au pire, les contrevenants sont condamnés à de la prison avec sursis. Il n'y a aucune conséquence», blâme-t-il.

    Il convient d'ajouter aux péripéties judiciaires d'Alain Juppé la mise en évidence de travaux effectués au bénéfice de son fils et de lui-même, dans leurs appartements parisiens respectifs, loués à bas prix. Ils furent exécutés avec des fonds publics, à hauteur de 1 381 000 millions des francs de l’époque (l'équivalent de 271 439,77 euros) sans que le justice ne décide de le poursuivre.

    Dans certains pays occidentaux, les juges sont moins cléments, et l'opinion publique fait souvent tomber des têtes. «Aux Etats-Unis, un homme qui trompe sa femme est rayé de la vie politique. C'est même parfois excessif ! En Scandinavie, un élu qui achète une barre de chocolat avec la carte bleue du ministère est obligé de démissionner... Mais en France, quel que soit le passé judiciaire, ils reviennent», fustige Jean-Christophe Picard.

    Et lorsque leurs méfaits sont découverts, les parquets peuvent aussi exprimer leurs réticences à poursuivre ces élus peu scrupuleux. «Anticor a obtenu la mise en examen de François Grosdidier contre l'avis du parquet», note l'associatif. Le sénateur LR de Moselle a en effet annoncé le 13 février avoir été mis en examen pour «prise illégale d’intérêts» et «détournements de fonds publics» pour une affaire datant de 2013. «Il y a parfois une certaine mansuétude, et le fait qu’Anticor insiste dans certains dossiers permet de passer outre cette tolérance», explique-t-il. C'est d'ailleurs grâce à leur persistance qu'une enquête visant Richard Ferrand a été ouverte.

    Et lorsqu'une enquête visant ces justiciables est effectivement ouverte, la durée de l’instruction dépasse parfois l'entendement. «L'affaire des sondages de l'Elysée, dans laquelle Nicolas Sarkozy est impliqué, date de 2010 et il n'y a toujours pas de date de procès en 2019. L'ancien maire de Paris Jacques Tibéri a été condamné au bout de 18 ans, alors que l'affaire était simplissime. Les condamnations tombent toujours avec sursis, et les pauvres hommes politiques deviennent grabataires à ce moment-là, ils ne feront pas une minute de prison. Voire ils n’assistent pas à leur procès, comme Jacques Chirac, qui s'est pourtant rendu à Saint-Tropez l’année suivante», explique le président d'Anticor.

    https://francais.rt.com/france/59078-alain-juppe-conseil-constitutionnel-republique-exemplaire-en-marche

    La république exemplaire en marche


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  • Bonne fête les z'amoureux

       

    Célébrons également l’amour avec nos amis chinois puisque depuis le 5 février, nous sommes rentrés dans l’année du cochon, qui est, convenons-en, tout un symbole en la matière. En ces temps troublés (et même s’ils ne l’étaient pas), quel meilleur refuge que l’amour pour se protéger des problèmes et des cons en général ? J’ai voulu remonter aux origines de Valentin mais je n’ai pas appris beaucoup de choses. Simplement qu’un certain Valentin de Terni est à l’origine
    de cette fête et que c’est grâce au pape Alexandre VI qu’il devient le patron des amoureux en 1496. Mais c’est assez récemment que ce jour est devenu un événement planétaire. J’ai retenu qu’au Japon les femmes offrent des chocolats aux hommes. Finalement, ce pays est assez civilisé ! Vous me direz, chez nous, ceux qui sont amoureux ont encore 364 jours pour se démarquer et montrer leur originalité. Et n’oublions pas, pour ceux qui ont le sens pratique, que le lendemain de la Saint-Valentin, le 15 février, c’est la Saint-Claude, un jour rempli de traditions qui perdurent pour un plaisir partagé et qui parlent à tous, même sans visiter le Jura.
    L’amour, le rempart contre l’injustice au travail, le manque de reconnaissance de la société, les revendications qui n’aboutissent pas, l’amour la raison de vivre et le seul moteur pour avancer. Il faut ouvrir les yeux et se rendre compte de cette réalité même si les frustrés ont passé leur temps à dire que l’amour rend aveugle. La Saint-Valentin doit permettre de voir ses manques personnels pour mettre des étoiles dans les regards éteints; et un regard qui brille, c’est toute l’année qu’on le remarque. Alors, vive la saint-Valentin fêtée en toutes saisons, avec gourmandise. Ce qui n’empêche pas de se poser la même question que le faisait le célèbre philosophe chinois Qi Shi Tsu : « L ‘amour a-t-il plus de formes que de positions ? »
     

     


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  • POLITIQUE - Qu'est-il advenu du slogan "et de droite, et de gauche"? Alors que les dernières figures de la sociale-écologie, Nicolas Hulot suivi de son bras droit Matthieu Orphelin, abandonnent le navire LREM, le capitaine Emmanuel Macron garde son cap à droite toute dans la tempête des gilets jaunes.

    Le refus de revenir sur la suppression de l'ISF, associé à un débat polarisé entre maintien de l'ordre républicain et violences policières, fait apparaître un président de la République plus droit dans ses bottes que jamais. Et cela se ressent sur son image.

    Après la dégringolade de l'automne, puis l'embellie de janvier à la faveur du retour de la trêve de Noël, la popularité d'Emmanuel Macron stagne en février à un score modeste de 21% d'opinions favorables dans le baromètre mensuel YouGov réalisé pour Le HuffPost et CNews.

    Popularité du président

     

    Une convalescence qui dissimule un équilibre précaire entre un électorat de droite séduit par la fermeté du président et un électorat de gauche qui décroche. Désormais, "le chef de l'État affiche deux visages bien distincts", relève l'institut YouGov. Quand il perd 1 point auprès des sympathisants de gauche (18% d'opinions favorables) et de ceux d'extrême gauche (4% d'opinions favorables), Emmanuel Macron en grignote un autre auprès des sympathisants centristes (74% d'opinions favorables), 3 points auprès des sympathisants de droite (27%) et 5 chez les électeurs d'extrême droite (11%).

    Une confirmation d'une tendance entamée en tout début d'année. En janvier, la cote d'Emmanuel Macron avait en effet repris de l'aplomb en raison d'un retour en grâce de 14 points dans l'électorat de droite, malgré un léger repli à gauche.

    Cette dichotomie s'observe dans des proportions quasi-identiques chez le premier ministre dont la popularité se maintient elle aussi à 22% en février. En baisse à gauche, Édouard Philippe compense à droite où il rebondit de 2 points dans l'électorat centriste (73% d'opinions favorables) et même de 4 à l'extrême droite (15%).

    Cette convalescence contrastée témoigne des doutes qui agitent la majorité LREM, elle-même tiraillée entre une aile gauche, désireuse d'un virage social à la faveur de la crise des gilets jaunes, et une aile droite qui se cramponne aux promesses de réformes libérales du début du quinquennat.

    En attendant, l'image du couple exécutif pâtit aussi des craintes que suscitent encore le grand débat national et les conclusions qui en émergeront. 58% des Français doutent que les propositions qui émaneront des débats infléchiront la politique du gouvernement et 54% qu'elles seront restituées en toute transparence et impartialité. Signe d'une volonté de l'opinion publique d'avoir le dernier mot, plus des deux tiers des personnes interrogées (71%) souhaitent que les décisions prises suite au grand débat soient soumises à référendum.

    Autre motif d'inquiétude pour l'exécutif, le soutien apporté au mouvement des gilets jaunes augmente de nouveau ce mois-ci (64%, +2 points) alors que les dernières tendances le montraient en perte de vitesse.

    https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/06/la-popularite-demmanuel-macron-penche-toujours-plus-a-droite-sondage-exclusif_a_23663407/


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  •  Tout le monde vous déteste! C'est en ces termes choisis qu'une meute hurlante a voulu pénétrer dans le musée de l'armée.


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  • Problème de souveraineté

      

    Berlin bloque les licences d'exportation de matériels allemands intégrés sur le missile air-air longue portée Meteor, vers l'Arabie Saoudite. Les Allemands fabriquent notamment le système de propulsion et les charges militaires.

        La France n’est plus libre d’exporter ses armements où elle le souhaite.

    Bien entendu, lorsque l’on exporte des armes, ce n’est pas franchement moralement l’idéal, car nos armes ne font pas que rester sur des râteliers.

     Souvent, elles servent à tuer, comme c’est le cas actuellement au Yémen où une guerre civile fait rage, où l’Arabie saoudite est directement impliquée, et où cet allié de la France utilise sans restriction notre matériel militaire et en particulier nos munitions de toutes sortes pour tirer sur tout ce qui bouge, hommes, femmes et enfants inclus.

    Comme nous devons vraiment être des abrutis complets, Macron, notre président, a même dit, lors de son dernier voyage en Égypte à propos de nos ventes d’armes à l’Égypte que, et je cite, « Les armes françaises vendues à l’Égypte doivent être utilisées uniquement à des fins militaires » !!

    Relisez la phrase… « Les armes françaises vendues à l’Égypte doivent être utilisées uniquement à des fins militaires », et les journalistes, d’acquiescer comme des benêts imbéciles devant autant intelligence et de subtilité jupitérienne.

     Nous vendons des armes utilisées uniquement à des fins militaires…

     C’est sans doute beaucoup plus moral que des armes vendues à des fins non militaires…

     La différence c’est que dans un cas, on tue des hommes, des femmes et des enfants, dans l’autre cas, avec des armes à des fins militaires, eh bien on tue aussi des hommes, des femmes et des enfants !

     Alors forcément, voir des exportations d’armes bloquées, cela ne me fait pas non plus pleurer, surtout vers l’Arabie saoudite, mais vous voyez bien là les problèmes de souveraineté et d’indépendance qui se posent à nous.

     Charles SANNAT

     
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/02/probleme-de-souverainete-lallemagne.html#more
     
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/l-allemagne-bloque-l-exportation-du-missile-meteor-de-mbda-vers-l-arabie-saoudite-806211.html
     
     

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  • Scène étonnante à Montpellier lors de l'acte XII : un gendarme a été filmé en pleine discussion avec des manifestants. Le militaire explique aux Gilets jaunes que les gendarmes n'ont rien contre eux, mais qu'ils doivent obéir aux ordres.

    A en croire les sources policières contactées par RT France, la scène est courante sur les ronds-points : les forces de l'ordre maintiennent leur position, mais lorsque c'est possible, elles échangent dans le calme avec les Gilets jaunes. «Malheureusement, ce ne sont pas ces images qui sont montrées dans les médias», a ainsi déploré un porte-parole du Collectif autonome des policiers d'Ile-de-France (CAP-IDF). C'est une scène similaire qui a été filmée lors de l'acte XII à Montpellier le 2 février. On y voit un gendarme discuter avec des manifestants, place des Martyrs de la résistance.

    Alors que ces derniers cherchent à lui expliquer qu'ils n'ont rien contre les forces de l'ordre et qu'elles bénéficieraient d'un «droit de réserve» – notion inexistante, peut-être confondue à tort avec le «devoir de réserve» –, le gendarme oppose : «Nous non plus, on n’a rien contre vous. Toutes nos familles elles sont avec vous. [...] On est militaires, on n’a pas le droit de désobéir.»

    Nous accomplissions notre devoir

     Le statut de militaire n'est donc pas recevable dans ce domaine, même s'il est certes plus courant de voir les policiers s'exprimer sur leur fonction (surtout les représentants syndicaux et les associatifs en dehors de toute protection statutaire) que les gendarmes, qui appartiennent à une institution parfois surnommée la «grande muette».

    Les propos entendus sur la vidéo mettant en scène ce gendarme font écho à ceux relayés par une page Facebook soutenant les forces de l'ordre (Collectif Urgence Notre Police se Fait Assassiner 2). Dans ce texte, attribué à un gendarme mobile, on peut lire : «La plupart de mes collègues soutiennent et partagent le ras le bol des Gilets jaunes». L'auteur précise ensuite sa pensée : «Quand ça pète en guérilla à côté de toi et que tu CHOISIS de rester là parce que ça fera une bonne vidéo [...]. Si après l'appel à la dispersion tu es encore sur notre chemin c'est que tu en acceptes les conséquences. Certes ça n'est pas facile d'être opposé au peuple, nous n'y prenons aucun plaisir brutal, nous accomplissons simplement notre devoir, non pas de protéger la personne d’Emmanuel Macron mais simplement les institutions françaises que sont le Président de la République, le Palais de l'Élysée et surtout l'Ordre Public».

    Et de rappeler : «Non, nous ne pouvons, et ne devons pas déposer casques et boucliers, car ça serait considéré comme un acte démissionnaire, nous aussi nous payons ces impôts qui nous payent, et avons besoin de notre job. Et nous risquerions en prime des poursuites pénales de par notre statut.»

     


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  • Au guidon de ma moto, j'ai fait un écart pour éviter de frapper un chevreuil, j'ai perdu le contrôle et j'ai atterri dans un fossé, me frappant violemment la tête.

    Étourdi et confus, je suis sorti du fossé jusqu'au bord de la route quand une auto décapotable brillante s'est arrêtée, et une très belle femme m'a demandé, "Est-ce que ça va?"

    Je levai les yeux et je remarquai qu'elle portait un chemisier avec un décolleté pour lequel mourir ...

    Elle a dit: "Monte et je te ramènerai à la maison pour que je puisse nettoyer et panser cette vilaine égratignure sur la tête."

    "C'est gentil de ta part," répondis-je, "mais je ne pense pas que ma femme voudrais que je fasse ça!"

    "Oh, viens maintenant, je suis une infirmière", insista-t-elle. "J'ai besoin de voir si tu as encore des éraflures et ensuite les traiter correctement."

    Eh bien, elle était vraiment jolie et très persuasive. Étant un peu secoué et faible, j'ai accepté, mais j'ai répété: "Je suis sûr que ma femme ne va pas aimer ça."

    Nous sommes arrivés chez elle, à quelques kilomètres de là et, après quelques bières froides et le bandage, je l’ai remerciée et lui ai dit: "Je me sens beaucoup mieux, mais je sais que ma femme va être vraiment contrariée. Je ferais mieux d'y aller maintenant."

    "Ne sois pas bête!" dit-elle avec un sourire tout en déboutonnant son chemisier, exposant ainsi le plus bel ensemble de seins que j’aie jamais vu. "Reste pendant un moment. Elle ne saura rien. Au fait, où est-elle? "

    Toujours dans le fossé avec ma moto, je suppose!

    "Toujours dans le fossé avec ma moto, je suppose."


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  • L'OCLCTIC, qui dépend de la police nationale, demande au géant américain de supprimer une image sur laquelle le président de la République apparaît grimé en général Pinochet.

     Chargé de traquer les contenus illégaux en ligne et de demander leur suppression auprès des hébergeurs, l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), qui dépend de la police nationale, vient de demander à Google de supprimer un photomontage publié par un de ses utilisateurs de Google +, son réseau social.

     Selon Next INpact, la mise en demeure envoyée par l’OCLCTIC à Google a été signalée sur le site Lumen, une archive collaborative qui recense toutes les demandes de suppression de contenus en ligne. A ce jour, 45 demandes de l’OCLCTIC y sont recensées, dont pour majorité, des images ou pages Web à caractère pédopornographique ou terroriste.

     Sur le photomontage en question, publié sur la page Google+ d’un certain Philippe Petit le 14 décembre 2018, on y voit le visage d’Emmanuel Macron et Édouard Philippe, collé sur une photographie représentant le dictateur chilien Augusto Pinochet et ses officiers. Un montage que cet internaute justifie en estimant que le gouvernement et le chef d’État actuel "embaument les relents de la dictature à venir".


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  • D'accord, mais laquelle?

    Organisée ce 27 janvier à l'appel des Foulards rouges au lendemain de l'acte 11 de la mobilisation des Gilets jaunes, la Marche républicaine des libertés appelait à «défendre la République» et à demander «l'arrêt des violences et de la haine», «le retour à l'état de droit» et... «le respect de la liberté de la presse». Cherchez l'erreur.

    https://francais.rt.com/france/58512-journalistes-rt-france-pris-partie-lors-manifestation-foulards-rouges


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  • Au Judo, il faut savoir utiliser la force de l’adversaire pour le faire tomber et le vaincre. C’est exactement ce qu’a fait le président de la République. Et avec maestria.  
                    
    D’abord, l’exposition publique. Ils veulent du débat public ?

    Faisons du débat public !
    Mais profitons-en pour en faire une démonstration de mes talents.
    Après tout, c’est mon prédécesseur qui avait raison : ce ne sont que des sans-dents, non ?
    Alors je vais leur faire un show.
    Je vais leur montrer ce que c’est qu’une tête bien faite et bien pleine issue des meilleures écoles de la République.
    Et tout ça, on va le diffuser en direct sur les chaînes info, ok ?
    En direct, les enfants !
    Pendant des HEURES !
    Comme ça, non seulement je bloque l’info, je masque l’info, mais même, je FAIS l’info, je SUIS l’info !
    Pendant 6, 7 heures d’affilée !
    Ensuite, il y a la vanité.
    Ah. Les sans-dents sont fiers de passer à la télé, non ? Ca commence à les griser !

    Ils en veulent de plus en plus.
    Is veulent aller sur les plateaux. Etre sous les projecteurs.
    Et finalement… que vont-ils vouloir ? ils vont vouloir se présenter à la prochaine élection qui passera par là ! Ce seront les Européennes ? Pas de problème ! Ils vont y aller !
    Et s’ils y vont… ils pirateront les voix des partis de contestation : les voix de Le Pen et de Mélenchon !
    Tout bénef’, les enfants, tout bénef ! Mécaniquement, si les Gilets font une liste… la nôtre va monter ! Et imaginez s’ils en font deux ! Trois !
    Macron aura fait plus fort que Louis XVI. Il se sera dépêtré d’une situation qu’on annonçait inextricable. Il y a trois raisons à cela.

    1. Les Gilets jaunes ont des revendications particulières. Bien sûr, médiatiquement, ils font parler du RIC ou de l’ISF. Mais au quotidien, si vous discutez avec eux, le mot qu’on entend le plus est “moi”. Les Gilets jaunes ont tous une histoire – la leur – à raconter. Une histoire de frustrations, d’échecs et d’injustice. Face à ces particularismes, Macron oppose des réponses structurelles, générales, étatiques, opérationnelles. Il est à la tête d’un pays, pas d’une assoc’ de quartier. Donc, il part forcément gagnant. Avant même d’avoir ouvert la bouche.
    2. Mis à part Etienne Chouard, leur mouvement est totalement exempt de figures intellectuelles. Personne. Pas l’ombre d’un philosophe. Pas de grand avocat. Pas d”écrivain majeur. Rien. Juste un type qui fait du tuning de voitures et deux ou trois loufoques qui disparaitront aussi vite qu’ils sont venus. La Révolution française, elle, était portée par des intellectuels, des penseurs, des juristes, qui maniaient le mouvement.
    3. Personne dans les allées du pouvoir ne soutient le mouvement. Il n’y a pas de fronde dans les allées des ministères. Pas de 5ème colonne à l’Elysée. Donc, aucun danger pour la république, même si elle aime se faire peur.

    Avec la complicité de la télé, Macron aura réussi là où Louis XVI a échoué.
    Le mouvement est scindé en parcelles, il se subdivise à chaque seconde.
    Les “Actes” vont se succéder, de moins en moins violents, ressemblant de plus en plus aux manifs habituelles que connaissent les pavés de France.
    Un truc pépère. Entre amis. Comme ça, pour se créer des souvenirs communs.

    Des souvenirs de la France qui s’en va.

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/01/macron-pris-les-gilets-jaunes-au-judo.html#more


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