• Apostrophé

    En pleine cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo, le ministre de l'Intérieur a été fermement interpellé par une journaliste, se présentant comme voisine de Wolinski et estimant qu'il lui était impossible de faire son travail.

    Ce 7 janvier marque les quatre ans de l'attentat de Charlie Hebdo, qui a coûté la vie à 12 personnes dont huit membres de la rédaction. Pour rendre hommage à leur mémoire, plusieurs membres du gouvernement, accompagnés du maire de Paris, Anne Hidalgo, ont chanté la Marseillaise et observé une minute de silence. Mais à peine les dernières notes de l'hymne national avaient-elles retenti qu'une femme présente dans l'assistance a apostrophé nommément le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. «Wolinski c'était mon voisin rue Bonaparte !», commence-t-elle en référence au dessinateur disparu et à son lieu de domicile.

    «Hier je me suis fait traiter de sale p*te par un baqueux [policier de la BAC] parce que je le lui demandais juste de ne pas viser la tête», poursuit la femme, dans une possible référence à la mobilisation des femmes Gilets jaunes le 6 janvier.

    A l'attention du premier flic de France, elle interroge encore à haute voix : «Est-ce-que c'est normal, monsieur Castaner ? Est-ce-que c'est normal qu'on puisse plus faire notre métier de journaliste depuis des mois ?»

    Les responsables politiques restent de marbre alors que la femme explique que Wolinski «aurait été content» qu'elle les apostrophe. «J'espère que je ne vais pas être placée en garde à vue parce que j'ai dit ça», continue-t-elle. «Vous ne m’emmenez pas ! Non, vous ne m’emmenez pas ! J'ai une carte de presse, je ne m'en vais pas», s'écrie-t-elle enfin, restant dans l'assistance.


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