• Expulsions

    Invitée à s'exprimer à la radio, le Premier ministre néo-zélandais a reconnu que son pays n'avait pas trouvé d'«agents du renseignement russe non déclarés» et a ajouté : «Si nous en avions, nous les expulserions.»

    La Nouvelle-Zélande a assuré le 27 mars qu'elle aimerait bien expulser des espions russes dans le cadre des représailles coordonnées de 23 pays occidentaux (dont 16 membres de l'Union européenne) à l'empoisonnement d'un ex-agent double russe au Royaume-Uni, dont Moscou nie la responsabilité. Problème ? Elle n'en avait pas sous la main.

    «Nous avons mené des vérifications en Nouvelle-Zélande. Nous n'avons pas ici d'agents du renseignement russe non-déclarés. Si nous en avions, nous les expulserions», a déclaré à la radio publique le Premier ministre Jacinda Ardern. «Cela me surprend-il que la Nouvelle-Zélande ne soit pas en haut de leur liste [des Russes] ? La réponse est non», a-t-elle ajouté, laissant entendre que son pays n'était pas une source de préoccupation prioritaire pour Moscou.

    23 pays occidentaux, dont les Etats-Unis et la France, rejoints notamment par l'Ukraine, le Canada, la Norvège ou encore l'Australie, ont annoncé l'expulsion de leurs territoires de diplomates russes (plus d'une centaine au total) le 26 mars. Moscou nie pour sa part être à l'origine de l'empoisonnement à l'agent innervant, que lui attribue Londres, de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, le 4 mars à Salisbury.

    La Nouvelle-Zélande, ancienne colonie britannique et alliée à toute épreuve de Londres, a offert son soutien de principe au Royaume-Uni, mais a reconnu qu'elle ne pouvait pas faire grand chose au vu de l'absence d'activité d'espionnage russe sur son territoire.

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