• Quand la réalité dépasse le fiction!


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  • Françoise, une des deux personnes mises hors de cause dans le projet d’attentat visant Emmanuel Macron, estime avoir été piégée.

    Quatre sympathisants de l’ultradroite, interpellés mardi par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) suite à un projet d’attaque contre le président Macron, ont été présentés ce samedi soir à un juge antiterroriste et mis en examen pour association de malfaiteurs et détention non autorisée d’armes en relation avec une entreprise terroriste. Les quatre hommes, âges de 22 à 62 ans, auraient reconnu qu’ils étaient sur le point de passer à l’action et ont été placés en détention provisoire.

    Deux ont finalement été mises hors de cause et relâchées. C’est le cas de Françoise, qui réside dans un village de l’Isère. Cette femme de 61 ans, qui a passé près de 80 heures en garde à vue, accepte de témoigner. Pour alerter sur les « mauvaises rencontres sur Internet ».

    « J’ai été arrêtée chez moi mardi à 6h15 par des policiers de la DGSI qui ont saisi mon ordinateur et mon téléphone. Je ne comprenais pas ce qui se passait, pourquoi on m’arrêtait. Les policiers pensaient que je connaissais bien Jean-Pierre, l’homme de Saint-Georges-de-Commiers. Car j’avais des échanges avec lui sur Facebook. Mais Jean-Pierre, même s’il n’habite pas très loin de chez moi, je ne l’ai vu physiquement que deux fois lors de manifestation à Grenoble. Il avait l’air sympa. Jamais je n’aurais pensé qu’il en arrive à ce qui lui est reproché aujourd’hui. J’ai bien vu qu’il pouvait tenir parfois des propos violents contre Macron sur Internet. Mais je n’ai pas vu le danger. Les gens qui tiennent ce genre de discours le font souvent sous le coup de la colère et ne sont pas capables de passer à l’acte. Jean-Pierre m’avait dit qu’il partait dans l’Est pour préparer avec des amis la manifestation du 17 novembre des gilets jaunes contre la hausse du prix des carburants. C’est seulement lorsque je suis sortie de ma garde à vue, vendredi, que j’ai découvert dans la presse qu’il voulait s’en prendre au président. Je suis tombée des nues. C’est très grave. On ne peut pas aller tuer une personne parce que l’on n’est pas d’accord avec ses opinions. C’est inconcevable. Je n’étais absolument pas au courant de ce projet. Je ne suis pas extrémiste. Je ne suis pas de l’ultradroite. Je suis juste en désaccord avec la politique de monsieur Macron. Comme beaucoup de Français. Et je me suis fait piéger sur Internet, embarquer dans une chose impensable. 80 heures de garde à vue à 61 ans, quand on est grand-mère et que l’on a deux petits-enfants, c’est difficile. Cela m’a vraiment secouée. »

     http://www.leparisien.fr/faits-divers/projet-d-attentat-contre-macron-80-heures-de-garde-a-vue-quand-on-est-grand-mere-c-est-difficile-10-11-2018-7939707.php


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  • Accueil mitigé pour Emmanuel Macron place des Héros à Arras. Avant de rejoindre des dizaines de partisans dans le cadre de son «itinérance mémorielle», il a en effet été copieusement insulté par un homme qui a été interpellé et placé en garde à vue.

    Selon les informations du journal La Voix du Nord, un individu a été interpellé sur l'emblématique place des Héros à Arras alors qu'Emmanuel Macron y prenait un dernier bain de foule dans la soirée du 8 novembre.

    Prends mon kebab, je pars en garde à vue

    Certains étaient venus pour se faire dédicacer des ouvrages, d'autres pour chanter «Macron président !», mais l'individu, qui a été aussitôt arrêté par la police après sa prestation, avait autre chose en tête : il a crié «Va te faire égorger fils de p***» alors que le président de la République sortait de l'Hôtel de ville.

    Selon les informations du quotidien local, l'homme a ensuite été placé en garde à vue. Tendant un sac plastique à sa compagne, il aurait eu un dernier mot pour elle avant d'être emporté par la maréchaussée : «Prends mon kebab, je pars en garde à vue.»

    Un cordon de fervents soutiens du président, présents à la sortie de la mairie, scandaient des slogans favorables au président de la république, tandis que, comme on peut l'entendre sur une vidéo diffusée par La Voix du Nord, d'autres passants étaient occupés à huer le chef d'Etat. Interrogé par le journal régional, un riverain avait pour sa part enfilé un gilet jaune fluo en signe de ralliement à la manifestation du 17 novembre et a lâché à l'égard du cortège sécurisé d'Emmanuel Macron : «Un convoi d’au moins quinze bagnoles, ça se voit que c’est pas lui qui paie le carburant !» Au cours de son «itinérance mémorielle» dans le cadre des commémorations du 11 novembre, Emmanuel Macron a été invectivé à de nombreuses reprises.

    https://francais.rt.com/france/55238-arras-homme-interpelle-apres-avoir-violemment-insulte-emmanuel-macron-video


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  • Selon Mediapart, l'ex-chef de la société d’économie mixte d’aménagement de Fresnes et actuel président de la commission de la Défense à l’Assemblée, aurait dépensé 2 000 euros mensuels en frais de bouche dans des restaurants parisiens haut de gamme.

    L'ancien maire de Fresnes et député La République en marche (LREM), Jean-Jacques Bridey, déjà soupçonné d’avoir cumulé les indemnités de ses différents mandats au-delà des plafonds autorisés par la loi, aurait laissé à la société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf), qu’il a présidée de 2001 à juillet 2017, date à laquelle il est devenu député LREM, d'importants frais de bouche.

     
    Jean-Jacques Bridey est également président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée Nationale

    Entre 2016 et 2017, Jean-Jacques Bridey aurait ainsi dépensé près de 2 000 euros par mois, remboursés intégralement par la société mixte, selon une enquête du journal d'investigation en ligne Mediapart. Selon les factures auxquelles les journalistes du média fondé par Edwy Plenel ont eu accès, Jean-Jacques Bridey a réglé des repas dans des restaurants prestigieux, pour des montants allant jusqu'à plusieurs centaines d'euros.

    En juillet 2017, alors encore maire de Fresnes, il aurait payé par exemple au Park Hyatt, un hôtel cinq étoiles du IIe arrondissement de Paris, un dîner à 712 euros. Au menu : homard bleu, fricassée de girolles, ainsi qu’une bouteille de Meursault 1er cru à 250 euros.

    En 2016, il a aussi arpenté de nombreuses adresses gastronomiques haut de gamme : le restaurant de Bernard Loiseau (439 euros pour quatre personnes), le cinq étoiles Prince de Galles Hôtel (362 euros pour deux personnes), le restaurant du palace parisien le Shangri-La (680 euros pour deux personnes) ou encore Chez Helen (496 euros pour quatre personnes).

    Contacté par Mediapart, Jean-Jacques Bridey a expliqué «ne plus se souvenir des personnes qui l’accompagnaient». Dans un communiqué envoyé avec son adresse de parlementaire, Jean-Jacques Bridey qualifie l'article de «calomnieux» et souligne que ces «frais ont toujours été validés par le conseil d’administration de la Semaf».

    Le député LREM et chef de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale avait également été pointé du doigt pour avoir perçu des sommes indues via le cumul des indemnités de ses différents mandats, lorsqu'il était membre du Parti socialiste. Le parquet avait fait savoir fin septembre qu'une enquête préliminaire avait été ouverte, dans la foulée d'un signalement de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique à l'automne 2017. Elle porte sur de possibles faits de «concussion», à savoir la perception par un agent public de sommes indues.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/291018/les-folles-depenses-du-monsieur-defense-de-l-assemblee-nationale?onglet=full

     


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  • Le «deux poids, deux mesures» entre l’empoisonnement de l’ex-espion russe et l’élimination du journaliste saoudien en dit long sur les enjeux géopolitiques en arrière-plan, selon Pierre Lévy, rédacteur en chef du mensuel Ruptures

    Le Monde a commencé à s’inquiéter. Le 25 octobre, le quotidien conclut son éditorial par cette mise en garde : «On ne peut pas à la fois prendre des sanctions contre Moscou pour l'empoisonnement d'un agent double et exonérer Riyad de l'assassinat d'un opposant en exil.» La préoccupation affleure : et si le sentiment populaire venait à comparer les deux affaires, puis à s’interroger sur l’extraordinaire contraste entre les réactions qu’elles ont suscitées ?

    Car après tout, les deux dossiers pourraient être mis en parallèle. Si l’on en croit la plupart des grands médias, il s’agit, dans les deux cas, d’un pouvoir qui veut se débarrasser d’un gêneur en utilisant des moyens expéditifs, et ce, sur le territoire d’un Etat tiers.

    Certes, les différences ne manquent pas. A commencer par le sort final des malheureux protagonistes. Le journaliste saoudien a irrémédiablement perdu la vie entre les mains de ses bourreaux, là où l’ex-espion russe et sa fille ont survécu à un poison si terrible qu’il a fallu le ressortir de la naphtaline du temps soviétique, si l’on en croit les gazettes.

    Surtout, les mobiles sont pour le moins dissemblables. Jamal Khashoggi était un dissident tenant chronique régulière dans l’un des plus célèbres quotidiens américains, et qui, issu du sérail de la famille régnante saoudienne, en connaissait les arcanes. Sergueï Skripal, ex-agent du renseignement militaire russe ayant retourné sa veste au service des Britanniques, avait été confondu, emprisonné en Russie avant d’être finalement réexpédié au Royaume-Uni, où il vivait retiré des voitures. Avec donc un potentiel de nuisance pour le moins réduit vis-à-vis de son employeur d’origine.

    Enfin, la solidité des soupçons varie d’un dossier à l’autre. Dès que la «disparition» de la victime saoudienne a été révélée, les indices se sont tellement accumulés que Riyad a fini par admettre la réalité des faits, au bout de trois semaines il est vrai. A l’inverse, malgré les assertions réitérées des autorités britanniques, force est de constater que les «preuves» de la culpabilité russe manquent toujours cruellement. Les seuls éléments à charge étant la «nationalité» du poison allégué, et des vidéos de deux Russes patibulaires prises dans les rues de Salisbury. Ce qui correspond peut-être à un «haut degré de certitude» pour les services de sa gracieuse majesté, mais ne suffirait à aucun tribunal pour justifier une condamnation.

    Il reste que la principale différence réside dans le traitement médiatico-diplomatique dont les deux affaires ont fait l’objet. Pour tout dire, la virulence de la réaction a été… inversement proportionnelle à la vraisemblance des accusations.

    On ne devrait pas être naïf. Tout cela n’est que la énième occurrence du «deux poids, deux mesures» qui est quasiment la marque de fabrique des diplomaties occidentales. Nul n’ignore évidemment que le Royaume des Saoud est un très proche allié stratégique, ainsi qu'excellent client, pas seulement de Washington, mais également de Paris. Et tant pis pour la guerre que Riyad mène librement au Yémen, un pays où un total de 14 millions d’habitants pourraient succomber dans les mois qui viennent, selon un rapport interne de l’ONU.

    En revanche la Russie… Officiellement, nul n’est en guerre avec Moscou. Vladimir Poutine fait même partie des invités de marque du 11 novembre à Paris. Pourtant, depuis longtemps, il ne se passe plus une semaine sans que le Kremlin ne soit l’objet d’une nouvelle accusation. Outre l’affaire Skripal, la Russie est coupable de manipuler les élections et autres référendums (les services américains viennent d’affirmer que c’est à nouveau le cas pour les élections de novembre), de pourrir l’Internet mondial à travers des cyberguerres permanentes, ou encore de mener des opérations d’espionnage un peu partout sur la planète (car seuls les Russes possèdent des espions). Peut-être apprendra-t-on sous peu que Gérard Collomb ou Alexandre Benalla étaient des agents venus du froid pour déstabiliser le président français.

    Une indignation à 2 vitesses

     

    https://francais.rt.com/opinions/54877-skripal-khashoggi-virulence-reactions-inversement-proportionnelle-vraisemblance


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  • Dans une interview, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux estime que «Mélenchon, Le Pen, Wauquiez et Faure sont des faussaires de la politique». Pour La République en marche, le monde politique se réduit-il à La République en marche ?

    Le nouveau monde a une drôle de vision de la démocratie. Interrogé le 25 octobre par Le Figaro, le secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux s'en prend à toutes les oppositions à La République en marche (LREM).

    Il juge d'abord que celles-ci ne sont pas «au rendez-vous de l'histoire». «De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par Laurent Wauquiez et Olivier Faure, aucun n'a accepté le résultat des urnes», étaie-t-il, avant de se lâcher : «Ils veulent tous revenir au monde d'avant. Ce sont des faussaires de la politique. Des rentiers qui sont prêts à voter contre ce qu'ils ont toujours défendu. Leur problème, c'est la sincérité.»

    Quelle est donc, selon lui, la première opposition à LREM ? Le porte-parole préfère mettre tout le monde dans un même sac : «Les conservateurs. Et ils sont de gauche comme de droite.»

    Benjamin Griveaux n'explique toutefois pas ce qu'il entend par «conservateur». Sur le plan économique, les privatisations à tout-va de la SNCF, d'Aéroports de Paris ou de la Française des jeux, sur le modèle des politiques appliquées il y a plus d'une décennie outre-Manche, sont-elles si novatrices ? L'obsession de la réduction de la dette et des dépenses publiques, en adéquation avec le dogme austéritaire de l'Union européenne, annonce-t-elle le nouveau monde... ou rappelle-t-elle furieusement l'ancien ?

    Pour les élections européennes du 26 mai 201, Benjamin Griveaux case sans surprise Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Marine Le Pen (Rassemblement national) dans un amalgame «populiste», sans non plus réellement définir ce qu'il entend par populiste. «Ces deux mouvements populistes n'ont rien à envier aux mouvements extrémistes européens», argumente-t-il. Depuis plusieurs mois, les macronistes souhaitaient en effet que la bataille aux européennes repose sur un clivage ultra-simplifié, quitte à défendre l'existence d'un gloubi-boulga où extrémistes, conservateurs et populistes deviennent synonymes. Tous partageant le point commun de critiquer la politique d'Emmanuel Macron.

    Benjamin Griveaux partage néanmoins la vision de nombre d'opposants à LREM : il concède que l'élection qui approche est «la plus importante depuis que l'on élit un Parlement européen». Les européennes seront de fait un indicateur pour le pouvoir. Si le score n'est pas bon pour LREM, Benjamin Griveaux et le gouvernement accepteront-ils le verdict des urnes ?

    https://francais.rt.com/france/54917-europeennes-tous-opposants-lrem-sont-faussaires-macroniste-benjamin-griveaux


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  • L'Equateur prend un peu plus ses distances avec Julian Assange, expliquant ne plus avoir l'intention de discuter de son cas avec Londres. Le lanceur d'alerte a récemment attaqué Quito en justice après avoir vu ses libertés restreintes à l'ambassade.

    L'Equateur n'a plus l'intention d'intercéder auprès du gouvernement britannique en faveur du fondateur de Wikileaks Julian Assange, réfugié dans l'ambassade équatorienne à Londres depuis 2012. Le ministre équatorien des Affaires étrangères José Valencia a confié le 23 octobre dans une interview à Reuters que la seule responsabilité de Quito était de veiller au bien-être du lanceur d'alerte, qui a récemment décidé de poursuivre en justice l'Equateur en raison des conditions qui lui sont imposées pour son asile.

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    «Nous ne sommes ni les avocats de monsieur Assange, ni les représentants du gouvernement britannique. C'est un problème qui doit être résolu entre [Julian] Assange et la Grande-Bretagne», a ainsi fait valoir le diplomate. Cette décision marque une rupture avec la position de Quito, qui maintenait jusqu'à présent le dialogue avec les autorités britanniques sur la situation du fondateur de Wikileaks. José Valencia s'est par ailleurs dit «frustré» par la décision de Julian Assange d'engager une action en justice devant un tribunal équatorien concernant ses nouvelles conditions d'asile.

    Celles-ci visent notamment les visiteurs du fondateur de Wikileaks, contraints de fournir quantité d'informations personnelles (professions, lieu de travail, comptes de messagerie et de médias sociaux, etc.) et de données concernant leurs appareils électroniques (numéros de série mais aussi IMEI des téléphones, ces numéros d'identification uniques propres à chaque appareil téléphonique). Quito se réserve le droit de recourir à la police britannique pour arrêter des visiteurs ou saisir du matériel de communication si cette longue liste de règles venait à être enfreinte. Et l'Equateur a également menacé de placer le célèbre chat de Julian Assange dans un refuge pour animaux si les services de l'ambassade estimaient que celui-ci n'était pas suffisamment bien entretenu...

    Contrairement au précédent gouvernement dirigé par Rafael Correa, qui avait accordé la citoyenneté au lanceur d'alerte, le gouvernement de Lenin Moreno a très clairement changé de cap, et tient à se distancer de Julian Assange. Le président équatorien n'a jamais caché son désir de se débarrasser de l'homme qu'il a qualifié de «problème hérité».

    Julian Assange est confiné depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur, où il s'est réfugié pour ne pas être extradé vers la Suède, en raison d'accusations d'agressions sexuelles. Des accusations classées sans suite le 19 mai 2017. Mais le lanceur d'alerte craint, s'il quitte le bâtiment, d'être arrêté par la police britannique, pour être remis aux autorités américaines. Washington souhaite en effet le traduire en justice pour avoir révélé des secrets d'Etat, et en particulier des documents embarrassants émanant de la CIA.


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  • Cette énarque de 47 ans, ancienne camarade de promotion d'Edouard Philippe, a été nommée secrétaire d'Etat auprès de François de Rugy. Une nouvelle illustration du «rétro-pantouflage», ou quand un haut-fonctionnaire passé au privé revient exercer des fonctions importantes au cœur de l’Etat.

     «Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ?» Fin août, pour justifier sa démission spectaculaire, Nicolas Hulot avait dénoncé «la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir», estimant que cela pose «un problème de démocratie». L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ne croyait pas si bien dire… Moins de deux mois plus tard, voici qu’arrive dans son ancien ministère, comme secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, rien moins que la directrice des affaires publiques et de la communication de Danone.


     

     


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  • Selon "Le Parisien", les accidents de trottinettes et de rollers ont fait 284 blessés et 5 tués en 2017, contre 231 blessés et 6 morts en 2016. Une hausse due à l'essor de ce moyen de déplacement dans les grandes villes. 

    Sur les trottoirs, sur les routes... elles sont de plus en plus nombreuses et surtout de plus en plus rapides quand elles sont électriques. Les trottinettes font désormais partie de nos paysages urbains. Mais cette mode partie pour durer fait aussi des blessés en nombre croissant : +23% en un an, selon une information du Parisien dévoilée jeudi

    Les grandes villes davantage concernées. En se basant sur des données de la Sécurité routière, Le Parisien a dénombré 284 blessés et 5 tués en trottinettes et rollers en 2017, contre 231 blessés et 6 morts en 2016, soit une hausse de 23%. Les départements comprenant de grandes villes sont sans surprise particulièrement concernés par ce gonflement des accidents : +19,51% à Paris, +21,05% dans le Rhône (Lyon), +60% dans les Bouches-du-Rhône (Marseille), +28,57% dans le Nord (Lille).

    Fractures et traumatismes crâniens. La mode des trottinette n'est pas prête de passer, surtout avec l'arrivée de modèles électriques qui permettent de se déplacer rapidement. Résultat, leurs conducteurs et les piétons heurtés lors de chocs encourent davantage de fractures ou de traumatismes crâniens en cas d'accident. Et comme l'essor se poursuit en 2018, le bilan pourrait bien continuer d'augmenter. 

    "Travailler sur la formation". Pour limiter la gravité des blessures, il est recommandé de porter un casque comme pour le vélo. Il est aussi conseillé de ne pas débrider les moteurs des modèles électriques. Ils sont censés rouler à 25 km/h maximum mais modifier le moteur permet de dépasser les 40 km/h. Pour Fabrice Furlan, président de la Fédération des professionnels de la micromobilité (FP2M), il faut "travailler sur la formation et l’apprentissage" de la conduite de la trottinette. 

    Bientôt une réglementation dans une loi. Pour le moment, dans le Code de la route, seuls les conducteurs de trottinettes classiques sont pris en compte, considérés comme des piétons. Par contre, rien n'y réglemente les petits bolides électriques. Plus pour longtemps cependant. Dans le projet de loi d'orientation des mobilités, il est prévu d'interdire ces deux-roues munis de batteries sur les trottoirs. Ils ne seraient autorisés à circuler que sur la chaussée ou les voies cyclables.

    http://www.europe1.fr/societe/les-accidents-de-trottinettes-en-forte-hausse-3776207


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  • Employés via une société espagnole dans des exploitations agricoles du sud de la France, cinq travailleurs détachés marocains ont dénoncé le 4 octobre devant la justice leurs conditions de travail qui s’apparentaient selon eux à de l’esclavagisme.

    Cinq travailleurs marocains employés par le biais d’une société d’intérim espagnole dans des exploitations agricoles du sud de la France, ont attaqué le 4 octobre devant les prud'hommes d’Arles la société d'intérim espagnole Laboral Terra et huit de ses sociétés utilisatrices, spécialisées dans le conditionnement de fruits et légumes. Entre 2012 et 2017, elles n’auraient pas indemnisé les heures supplémentaires, les primes de précarité et les congés.

    Présents à l’ouverture de l’audience, deux employées ont décrit leur travail précaire. «Certains mois d'été, on a travaillé 260 heures, puis d'autres mois, plus du tout et notre contrat s'arrêtait sans préavis», a ainsi affirmé une certaine Yasmine. «Ce n'est plus du travail détaché mais de l'esclavage» s’est-elle les travailleurs marocains en question étant détachés en France depuis l'Espagne.

    De son côté, une femme du nom de Soumia a raconté avoir été subitement licenciée à l'issue d'une visite médicale révélant sa grossesse. «On portait des cagettes de 12 kilos, c'était très dur. On s'arrêtait de travailler uniquement quand il n'y avait plus de commandes», a-t-elle par ailleurs rapporté. «Rien n'est respecté. On a profité de la situation précaire de salariés démunis dont la seule volonté est de travailler», a plaidé Bernard Petit, l'avocat des cinq travailleurs détachés marocains.

    Les travailleurs détachés marocains exigent la requalification de leurs contrats de travail en contrats à durée indéterminée (CDI) ainsi que le versement de 13 800 et 37 000 euros. Ces sommes intègrent les rappels sur salaires ainsi que les indemnités pour «licenciement sans causes réelles et sérieuses ». Ils demandent en outre 6 500 euros de dommages et intérêts pour «marchandage» et «prêt illicite de main-d’œuvre».

    De son côté, la société Laboral Terra s’est défendue d’avoir enfreint le code du travail français et de s'être livrée à des pratiques esclavagistes. «L'adresse des salariés était en Espagne, leur contrat de travail rédigé en langue espagnole et régi selon des textes de loi espagnols», a souligné l'avocate de la société d'intérim, Charlène Martane.

    Egalement dans le collimateur des travailleurs détachés marocains, les sociétés utilisatrices ont rejeté toute accusation d'esclavagisme. «On se trompe de cible. Les sociétés utilisatrices apparaissent pour des esclavagistes, alors que ce sont des sociétés familiales [qui] au pic de la saison ont des difficultés à recruter suffisamment de personnel sur une période courte et intense», a défendu Gilles Guiguet, avocat de deux exploitants agricoles. Le tribunal rendra son verdict le 7 février 2019.

    https://francais.rt.com/france/54483-travailleurs-marocains-reduits-esclavage-exploitations-agricoles-france 


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