• Richard Ferrand a fait savoir qu'il resterait président de l'Assemblée après sa mise en examen. Or, d'anciennes déclarations de l'intéressé et d'autres membres du camp Macron, datant de 2017, semblent s'inscrire en porte-à-faux avec cette décision.

    Mis en examen ce 12 septembre pour «prise illégale d'intérêts» dans l'affaire immobilière des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a immédiatement annoncé, dans un communiqué transmis à l’AFP, être «déterminé à poursuivre [sa] mission» à la tête de l'Assemblée nationale. Lors de son élection au perchoir en septembre 2018, déjà, il avait averti à demi-mot qu'il ne démissionnerait pas en cas de mise en examen. «Le Parlement a son indépendance. Par conséquent, les parlementaires n'ont pas à être dans la main de l'autorité judiciaire», avait-il déclaré en soulignant qu'un «certain nombre de parlementaires mis en examen» continuaient à «exercer leur mandat».

    Néanmoins, plusieurs déclarations de 2017 provenant du camp Macron, dont certaines du principal intéressé, semblent aller à l’encontre de ce vœu formulé par l’ancien ministre.

    Lors de la campagne présidentielle de 2017, Richard Ferrand a tancé de nombreuses fois le candidat François Fillon, allant même jusqu’à demander le retrait de sa candidature, après sa mise en examen dans l’affaire éponyme, concernant des accusations d'emplois fictifs et d'embauches familiales. 

    En février 2017, invité de la matinale de Public Sénat et Sud Radio, Richard Ferrand s'était alarmé du fait que «cette affaire ne profite pas à la démocratie» en renforçant «le sentiment de scepticisme qu'ont beaucoup de nos concitoyens sur la probité, le sérieux, de son personnel politique».

    «Fillon s'est présenté comme un saint et s'est positionné en martyr […] Cela souille tous les élus de France», a-t-il expliqué le 3 mars 2017 sur le plateau de France Inter. Quelques semaines plus tard, début avril, toujours sur l’antenne de la radio publique, celui qui était député socialiste du Finistère se demandait si François Fillon allait pouvoir «retrouver une crédibilité après ce qui lui est arrivé», ajoutant que les «les Françaises et les Français se demandent, au-delà de savoir si ce qu'il a fait est légal, si c'était acceptable».

    Et en avril de la même année, il avait fustigé sur Twitter une «droite» qui «voudrait que soit placé dans nos mairies et nos écoles le portrait d'un homme mis en examen, qui a perdu toute autorité morale»...

    https://francais.rt.com/france/65699-mise-examen-richard-ferrand-declarations-embarassantes-2017-refont-surface


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  • Affaire Bridey: un ticket pour se faire rembourser et un ticket pour s'enrichir

    En macronie on mange bien, très bien même...surtout quand c'est aux frais du contribuable. L'enquête d'Antton Rouge et d'Ellen Salvi montre que la dilapidation des deniers publics continue de plus belle depuis le dit acte 2 du quinquennat d'Emmanuel Macron.

    En macronie on mange bien, très bien même...surtout quand c'est aux frais du contribuable. L'enquête d'Antton Rouge et d'Ellen Salvi montre que la dilapidation des deniers publics continue de plus belle depuis le dit acte 2 du quinquennat d'Emmanuel Macron.

    En lisant l'article sur les frais de bouche du député Jean-Jacques Bridey, on se dit au premier abord que le député Marcheur a encore fait chauffer la carte bancaire de l'Assemblée Nationale pour s'offrir des mets exquis. Mais non! Les disciples d'En Marche rivalisent tous d'imagination pour vivre la folie des grandeurs sans débourser le moindre centime de leur poche. Non seulement le député Jean-Jacques Bridey s'offre les plus belles tables de Paris à des montants qui feraient rougir n'importe quel député pour qui l'éthique a encore un sens, mais en plus il se fait rembourser deux fois l'addition. Un beau procédé pour s'enrichir et s'exploser la panse en même temps. Il fallait y penser! 

    Bref La moralisation de la vie publique a visiblement encore un long chemin à parcourir. On peut même dire qu'elle n'en est même pas à ses balbutiements. Rappelons qu'un Francais sur cinq est en situation de précarité alimentaire ce qui devrait au moins faire réfléchir quand on compare cette situation dramatique à cet élu de la nation qui se pavane dans l'opulence des menus prestigieux grâce à l'argent du contribuable. Comme si savourer des mets succulents gratuitement ne suffusait pas, il faut en plus qu'il demande un double remboursement de ces notes de frais pour soigneusement remplir son compte en banque.

    On ne sait plus ce que les Marcheurs sont encore capable d'inventer pour s'amuser avec les fonds publics. La politique continue donc de faire ses ravages auprès de l'opinion publique alors que le gouvernement envisage des coupes budgétaires sévères à tous les niveaux: retraites, éducation, santé. La morale et l'éthique ont décidément quitté la France pour de bon.

    https://blogs.mediapart.fr/wael-mejrissi/blog/100919/affaire-bridey-un-ticket-pour-se-faire-rembourser-et-un-ticket-pour-senrichir

    Un cadeau au tirage, un au grattage


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  • L'ancienne députée européenne vient d'être nommée ce mardi 10 septembre commissaire européenne pour le marché intérieur et elle a été auditionnée ce mardi égalament par les policiers de l'OCLCIFF à Nanterre.

    Hasard du calendrier ? En tous cas, ça tombe mal. Alors que l'annonce de sa nomination en tant que commissaire européenne pour le marché intérieur vient d'être annoncée, l'ancienne députée européenne était entendue par la police dans l'afaire des emplois fictifs du MoDem ce mardi 10 septembre au matin et ce jusqu'à 14 heures, selon Le Point.

    L'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) enquête depuis plusieurs mois  sur les emplois fictifs du parti de François Bayrou. 

    ELLE A DEJA REMBOURSE 45000 EUROS.

    Comme Le Point l'avait déjà révélé, Sylvie Goulard a déjà remboursé 45 000 euros au Parlement européen, qui correspondent à des salaires versés à Stéphane Thérou, son ancien assistant, alors qu'il ne travaillait plus pour elle. En versant cette somme, elle a mis en difficulté François Bayrou et Marielle de Sarnez dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem.

    Sitot élue, sitôt entendue

     https://www.midilibre.fr/2019/09/10/emplois-fictifs-au-modem-a-peine-nommee-sylvie-goulard-entendue-par-la-police,8405081.php

     


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  • La fraude sociale, finaliste au concours du meilleur fromage de la République.

    La France produit 1.200 variétés de fromages comestibles. Sans compter les « fromages de la République », terme consacré pour désigner une source de gaspillages plus ou moins frauduleux. Moins nombreux (à vérifier) et digestes, ceux-ci sont autrement plus lucratifs pour de nombreux tricheurs, et dommageables pour les citoyens-contribuables français honnêtes. Il en va de la fraude sociale.

    Pour régler la facture de la crise des gilets jaunes, un magistrat financier courageux, Charles Prats, suggérait en décembre dernier de chercher des économies du côté des vingt millions de numéros de Sécurité sociale attribués à des personnes nées à l’étranger, dont 10 % seraient frauduleux. Il avait alors révélé qu’en 2011, un million huit cent mille vrais numéros étaient basés sur de faux documents, pour un préjudice estimé à quatorze milliards d’euros.

    Ce lanceur d’alerte, dont on salue l’esprit citoyen, récidive avec la révélation de plus de dix millions de bénéficiaires sociaux potentiellement « fictifs », dont plus de trois millions de « centenaires réputés vivants » (!) et de dizaines de milliards d’euros détournés. Entre-temps, les premiers résultats, provisoires, d’une enquête parlementaire ont ramené le montant initialement annoncé à « seulement » sept à neuf milliards. Excusez du peu.

    Un autre magistrat bien placé confiait récemment à votre serviteur : « Ce constat conforte ce que j’ai pu vérifier en plus de vingt ans d’exercice. On pourrait aisément réduire les dépenses sans réduire la qualité du service public en traquant les fraudes et en supprimant des fromages dont de multiples instances inutiles, telles que la Commission du débat public. Mais il est plus facile de désigner comme bouc émissaire les soi-disant hyper riches. »

    À notre connaissance, la révélation d’autres fromages n’a jamais été à l’initiative de la fonction publique (on le saurait !), mais par celle d’individus consciencieux et de journalistes, comme en 2008 au sujet du statut doré de conservateur des hypothèques, devenu inutile.

    Effarante incurie de l’État, qui se permet de donner des leçons de gestion au secteur privé. Avec un peu de volonté et de travail, on pourrait donc renflouer les caisses publiques avec l’argent détourné par des millions de parasites qui siphonnent, chaque mois, les fonds de caisse de Bercy… mais chut, pas de « stigmatisation » : les stigmates, c’est pour la minorité de salauds de privilégiés qui travaillent et paient des impôts.

    Enfin, soyons force de proposition constructive. On pourrait confier à une autre mission parlementaire indépendante la tâche de faire l’inventaire de tous les fromages de la République. On en confierait la mise en œuvre et le démantèlement au célèbre et ultra-performant cost killer Carlos Ghosn au titre d’une peine de substitution de « travail d’intérêt général » (TIG). Après tout, lui a démontré qu’il sait faire la différence entre ce qu’on produit et ce qu’on dépense. Ce travail de repenti serait « à coût sûr » le meilleur investissement pour les caisses de l’État !

    https://www.bvoltaire.fr/la-fraude-sociale-finaliste-au-concours-du-meilleur-fromage-de-la-republique/

    Un peu de pub au passage, çà ne fait pas de mal!

    Concours du meilleur fromage


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  • En termes diplomatiques, cela s’appelle un camouflet. Dans le bon peuple, on parlera de bras d’honneur. Pour résumer d’une image triviale, le président Bolsonaro a envoyé le G7 se faire foutre.

    C’était pourtant gentil, cette initiative des grands moralisateurs faite aux petits inconséquents : une enveloppe de vingt millions de dollars pour aider à éteindre les feux qui ravagent l’Amazonie. Les Brésiliens n’en veulent pas. Pas comme ça. Pas avec ce ton condescendant, et on peut les comprendre. Nous continuons, en effet, et particulièrement nous, Français, de poser sur les autres ce regard lourd de jugements moralisateurs, persuadés que nous sommes d’être encore et toujours les Lumières éclairant le monde.

    L’Occident est vieux et le reste du monde crie revanche. Nos nations, gavées, n’ont que des leçons à donner. À tort ou à raison, là n’est même pas le problème. Reste que ces leçons sont devenues insupportables et – nouveauté – le monde ne les supporte plus.

    Philippe Bilger déplorait récemment sur ce site l’impossibilité de débattre quand l’injure a désormais remplacé toute pensée. Aux injonctions succèdent les sommations et les menaces, gloubi-boulga quotidien des réseaux sociaux. Ce mal, profond, a maintenant gangrené la « diplomatie », art autrefois extrêmement subtil fait d’autant de codes que de retenue. Ces temps-là ne sont plus. La diplomatie était moribonde, les tweets impulsifs de Donald Trump l’ont achevée.

    À la proposition des éminences du G7, Jair Bolsonaro et son équipe ont répondu vertement. Grossièrement, même, et l’on ne voit pas ce que le physique de Brigitte Macron venait faire dans l’histoire. Moins impulsive et plus cinglante, la déclaration d’Onyx Lorenzoni, chef de cabinet de Bolsonaro, fait mouche : « Nous remercions [le G7 pour son offre d’aide, NDLR], mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l’Europe », dit-il, ajoutant cette pique : « Macron n’arrive même pas à éviter un incendie prévisible dans une église qui fait partie du patrimoine mondial de l’humanité, et il veut nous donner des leçons pour notre pays ? » En conclusion : « Le Brésil est une nation démocratique, libre et n’a jamais eu de comportements colonialistes et impérialistes, comme c’est peut-être l’objectif du Français Macron. D’ailleurs, avec un fort taux interne de rejet. » Attrape ça au passage…

    Comme Trump (et comme tous les « populistes » de la planète), Bolsonaro est, pour la classe politique et médiatique dominante, un commode repoussoir. Fustiger la personne évite de s’interroger sur les raisons qui l’ont amené au pouvoir et l’on n’est pas bien sûr, au fond, que la question des incendies qui ravagent l’Amazonie soit le nœud central de cette guerre fort peu diplomatique…

    Les incendies, parlons-en, car il y en a dont on ne parle pas, ou peu, ou plus du tout.

    Jusqu’au début de ce mois d’août, c’est la Sibérie de l’affreux Poutine qui tenait le devant de la scène : en un mois, la superficie de la Belgique partie en fumée, plus de 12 millions d’hectares depuis le début de l’année. La taïga est desséchée, la chaleur intense et le permafrost, en se réchauffant, dégage des tonnes de méthane… Dans ces pays du Nord qu’on aurait crus épargnés, on trouve aussi la Colombie-Britannique, province de l’ouest du Canada. Sur les fameuses cartes de la NASA, il apparaît aussi que l’Afrique brûle plus que l’Amazonie : République démocratique du Congo, Gabon, Cameroun, Centrafrique… Mais il n’y a pas, là, de Poutine ou de Bolsonaro à incriminer, alors on oublie.

    Ça brûle fort dans le cercle arctique, ça brûle fort en Amazonie, ça brûle fort en Afrique, après l’Australie, après la côte ouest des États-Unis… tout cela dégageant des mégatonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Bref, nous sentons le roussi !

    https://www.bvoltaire.fr/bolsonaro-en-termes-diplomatiques-cest-un-camouflet-en-termes-populaires-un-bras-dhonneur/ 


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  • Nouveaux martyrs de la bêtise humaine ?

    Comment ? Quoi ? Que dit-elle encore, cette illuminée ? Elle dit la vérité. À savoir que de pseudo-écolos, choisissant la campagne pour y passer qui des vacances, qui une retraite heureuse, n’en supportent pas la nature naturelle et livrent une guerre sans merci aux animaux qui n’en peuvent mais.

    La liste est longue et de plus en plus sidérante de ces affaires qui encombrent la Justice. Ces prétendus amoureux de la nature la voudraient en papier glacé ; pardon, en selfie : moi devant un champ de pâquerettes, moi dans une cour de ferme bien ripolinée, moi devant une meule de foin… Un joli décor, rien de plus. Pas la vie, juste la représentation proprette que les crétins s’en font.

    Se multiplient donc les démarches pour interdire ici le chant du coq, là le coassement des grenouilles, à côté les abeilles dont les déjections ont souillé un salon de jardin ; en Provence ou dans le Sud-Ouest, on prétend faire taire les cigales à grand renfort d’insecticide, ailleurs, c’est le bruit du tracteur qui dérange le vacancier dans sa grasse matinée, quand celui-ci ne réclame pas carrément qu’on reporte la moisson pour cause de nuisance sonore. On ne compte plus les grincheux qui demandent l’arrêt des cloches, quand bien même ils ont posé leurs valises dans l’annexe du presbytère, et ceux qui voudraient que les vaches ne meuglent point et que les ânes ravalassent leurs braiements…

    Pour couper court à ces requêtes et procédures délirantes qui, hélas, se multiplient, le maire de la commune de Gajac, en Gironde, avait adressé en mai dernier une lettre aux parlementaires français pour que « les bruits ruraux » soient inscrits au patrimoine national.

    Face aux grincheux incultes, le maire qui porte le joli nom de Bruno Dionis du Séjour, patronyme paradisiaque s’il en est, pointait alors « l’égocentrisme de ses nouveaux concitoyens, d’origine urbaine la plupart du temps, et découvrant la campagne comme le sot découvre que les œufs ne se cueillent pas dans les arbres ».

    Eh oui, la vie, c’est bruyant. Au début était le Verbe, dit la Genèse ; l’univers est né dans une onde sonore, good vibration… Les abrutis des générations X, Y, Z croient qu’elle se maîtrise derrière un écran : on, off, reset

    Se référant à l’article 11 de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, M. Dionis du Séjour souligne qu’« il appartient à chaque État partie de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire ».

    Il a été entendu. Le député de Lozère (UDI) Pierre Morel-À-L’Huissier vient d’annoncer qu’il entendait déposer une proposition de loi dans ce sens sous forme de résolution dans les jours qui viennent.

    Alors, chers amis lecteurs, je le clame haut et fort : soutenons ces défenseurs du patrimoine rural dans leur démarche ! Faisons la chasse aux crétins plutôt qu’aux cigales. Que les veaux, vaches, cochons, couvée puissent à leur aise meugler, bêler, grouiner, couiner, vrombir, glapir, grisoller, braire, cancaner, piauler, hululer ou hennir en toute quiétude, c’est tout ce qu’on leur souhaite.

    https://www.bvoltaire.fr/veaux-vaches-cochons-couvees-nouveaux-martyrs-de-la-betise-humaine/


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  • A la suite du tollé provoqué sur Twitter par son hommage à Toni Morrison, la ministre du Travail a été forcée de modifier son message. Elle avait mis en avant une femme qui avait permis aux noirs d'«entrer par la grande porte dans la littérature».

    Muriel Pénicaud saura désormais qu’il faut tourner sept fois son pouce avant de tweeter. Après un message posté sur son compte en hommage à la romancière noire américaine Toni Morisson, prix Nobel de littérature en 1993 et décédée le 5 août, la ministre du Travail a déclenché une vive polémique. «Hommage à une très grande dame, écrivaine, poète et militante, Toni Morrison. Grâce à elle, les noirs ont enfin pu entrer par la grande porte dans la littérature. Les mots réveillent les consciences et les cœurs, ils font reculer le racisme et la haine. Les mots ont un pouvoir», avait-elle déclaré le 7 août sur le réseau social, avant de retirer son message.

    Touner son pouce 7 fois avant de tweter!

     

    Plusieurs internautes s'étaient indignés, faisant remarquer à la ministre que de nombreux auteurs noirs avaient précédé la lauréate du prix Pulitzer en 1988, comme Léopold Sédar Senghor, premier Africain à siéger à l’Académie française, ou encore le célèbre poète Aimé Césaire, disparu en 2008. L'auteur congolais lauréat du prix Renaudot 2006, Alain Mabanckou, a également rappelé à Muriel Pénicaud qu'avant Toni Morrison, l'écrivain nigérian Wole Soyinka avait été honoré du prix Nobel en 1986 soit six ans avant l'Américaine.

    D’autres ont été jusqu’à qualifier Muriel Pénicaud de raciste. «"Les mots ont un pouvoir" dixit Muriel Pénicaud. Et les siens en hommage à Toni Morrison étaient clairement ignorants et racistes envers les noirs», s’est alarmée une journaliste indépendante alors que Taha Bouhafs avait lui fustigé un «racisme dégoulinant», concluant son message par un «Shame on you Pénicaud» (Honte à vous Pénicaud).

    Ayant visiblement compris le message, l’ancienne DRH de Danone a par la suite remplacé son tweet par une version expurgée, ne comprenant pas son analyse sur la place des noirs dans la littérature.

    https://francais.rt.com/france/64902-muriel-penicaud-efface-tweet-juge-raciste-a-propos-de-romanciere-americaine-toni-morrison


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  • Un député LREM condamné à six mois avec sursis et trois ans d'inéligibilité pour abus de confiance.

    Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné le député Mustapha Laabid (LREM) à six mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité. Le parlementaire du parti présidentiel était poursuivi pour abus de confiance.

    Le député LREM Mustapha Laabid, poursuivi pour abus de confiance, a été condamné le 6 août à six mois de prison avec sursis, trois ans d'inéligibilité et 10 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Rennes.

    Le député d'Ille-et-Vilaine était poursuivi pour abus de confiance au préjudice d'une association d'insertion professionnelle qu'il présidait jusqu'à son élection en 2017. Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité.

    Mustapha Laabid va faire appel de cette condamnation et reste député, a annoncé son avocat.

    Le 3 juin devant le tribunal correctionnel de Rennes, il avait plaidé une gestion «maladroite et approximative» des fonds de l'association qu'il présidait, tout en récusant toute volonté d'enrichissement personnel.

    Le montant du préjudice présumé est de 21 930 euros, entre 2015 et 2017. Parmi les dépenses personnelles qui auraient été effectuées par Mustapha Laabid : 15 000 euros de repas, mais aussi des achats dans des commerces, des frais de téléphonie et d'hôtels.

    Le parlementaire n'est pas un inconnu du grand public : quelques mois après son élection, il avait suscité la polémique en relayant des photos de tags hostiles à la police et à la mairie de Rennes. «Nique ta maire» pouvait-on par exemple lire sur l'une d'entre elles.

    Condamné mais il reste député

     

    https://francais.rt.com/france/64876-depute-lrem-condamne-six-mois


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  • GiletsJaunes : Moscou exprime sa «préoccupation» concernant les «brutalités policières» en France.

    La réponse du berger à la bergère

     Après que la France a exprimé sa «préoccupation» quant à l'arrestation de manifestants lors de rassemblements non autorisés en Russie, Moscou a rappelé à Paris les épisodes de «brutalités policières» lors des mobilisations de Gilets jaunes.

    La Russie a renvoyé les autorités françaises, qui exprimaient leur «préoccupation» quant aux récentes arrestations de manifestants à Moscou, à la situation dans leur propre pays.

    «Nous exprimons à notre tour notre préoccupation face à l’état de santé des citoyens français (y compris des journalistes) régulièrement victimes de brutalités policières», a ainsi tweeté le 30 juillet le ministère des Affaires étrangère russes, ajoutant le hashtag #GiletsJaunes (en russe). 

    Le tweet renvoie vers une vidéo du Parisien, datant du 8 décembre 2018, intitulée : «Gilets jaunes : des blessés par tirs de flash-ball, dont deux journalistes du Parisien». Lors de cet acte 4 des Gilets jaunes, plusieurs manifestants avaient été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense, indiquait alors le quotidien, ainsi que deux photoreporters du journal.

    «En ce qui concerne les actions "disproportionnées" de la police lors de manifestations, la France est malheureusement l’un des pionniers du monde», a également tweeté la diplomatie russe.

    Ces messages du ministère russe des Affaires étrangères répondent à un tweet du quai d'Orsay du 29 juillet, indiquant : «Un nombre important d’arrestations et de détentions ont suivi les manifestations pacifiques de ces derniers jours à Moscou. L’état de santé de M. Alexeï Navalny, incarcéré depuis le 23 juillet, s’est également brutalement dégradé.» Le tweet renvoie vers un communiqué du quai d'Orsay, qui précise : «La France appelle à leur libération rapide et exprime sa profonde préoccupation devant ces évolutions récentes.»

    https://francais.rt.com/international/64641-giletsjaunes-moscou-exprime-preoccupation-concernant-brutalites-policieres-france

     

     


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  • Les images de la statue du général de Gaulle à terre ont fait le tour des réseaux sociaux, la semaine dernière. Les réactions politiques assurèrent le service minimum, il faut bien l’avouer. Du côté gouvernemental, un silence radio de circonstance. Curieux, quand on sait qu’Emmanuel Macron s’est approprié la croix de Lorraine pour la faire figurer sur les armes de la République. Idem chez Christophe Castaner, pourtant prompt à s’indigner. Silence, aussi, chez un certain Bruno Le Maire, pourtant député de la 1e circonscription de l’Eure, c’est-à-dire à… Évreux, ville où eut lieu l’acte de vandalisme. D’autant plus curieux qu’il est arrivé à Bruno « le Renouveau », à ses heures perdues, de se revendiquer du gaullisme. Rien de ce côté-là, donc. Pas la moindre émotion gouvernementale n’a transpiré sur les réseaux sociaux. La canicule, peut-être, et avec ces risques d’amalgames ou de stigmatisations, il ne servait à rien d’échauffer un peu plus l’atmosphère. À noter, tout de même, la réaction de l’autre député d’Évreux, Fabien Gouttefarde, de La République en marche, qui alla chercher ses références aux Amériques pour tweeter : « Vous ne pouvez maintenir quelqu’un à terre sans y rester avec lui » [Booker T. Washington]. Ce que symbolise le Général De Gaulle est indéboulonnable ! Ceux qui ont fait ça sont, eux, plus bas que terre… » Cela a dû beaucoup émouvoir les vandales…

    Donc, ne pas échauffer l’atmosphère, d’autant, comme l’a souligné Timour Veyri, l’opposant socialiste au conseil municipal d’Évreux, après avoir condamné le « désoclement de la statue du Général », que les propos haineux et racistes se seraient déchaînés sur les réseaux sociaux : « Je suis très inquiet de la vague de paroles racistes sur les réseaux sociaux à laquelle nous assistons depuis ce week-end… L’extrême droite n’a pas sa place dans notre belle ville d’Evreux », pouvait-on lire sur actu.fr/normandie du 22 juillet. Toujours ce Timour Veyri qui (toujours ce même actu.fr) souhaitait ne pas faire d’amalgame : « Pour le moment, on ne sait pas ce qui s’est passé et s’il s’agit d’un acte volontaire ou non. » Si, si, ça ne s’invente pas ! Et l’élu socialiste d’ajouter : « On attend l’analyse des images de vidéosurveillance de la ville. Mais on doit avoir une vraie réflexion sur la protection de la statue à l’avenir. » Une véritable réflexion pour protéger la statue face aux actes volontaires et/ou involontaires ?

    Bon, aujourd’hui, on sait. Jusque-là, la statue abattue du général de Gaulle pouvait donner libre cours à l’imagination débordante de tous ceux qui ne veulent surtout pas faire d’amalgame : une tempête, un accident de scooter, des enfants qui voulaient s’amuser, des supporters à la joie débordante mais maladroits, etc. Car la vidéo, si elle n’a pas fait le 20 Heures, a fait le tour des réseaux sociaux. Et là, on n’a plus de doute. Pourtant, en ce 27 juillet, l’élu socialiste d’Évreux n’a toujours pas réagi pour faire part de son analyse personnelle de ces images. Car il s’agit bien d’une bande d’ensauvagés qui s’est acharnée sur la statue de l’homme du 18 juin, encouragée par toute une foule hurlante autour d’elle. Une bande d’ensauvagés qui a recouvert cette statue du drapeau algérien, pas du drapeau tricolore, pour finalement la mettre à terre. Mais tout cela est peut-être un montage de l’extrême droite, qui sait.

    C’est là, en tout cas, que les propos, sur BFM TV, lundi dernier, de Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, prennent toute leur dimension surréaliste : « On met le focus sur le fait que des supporters algériens aient pu manifester leur joie… Il faut remettre les choses à plat. Est-ce qu’on a eu des débordements de la nature de ce qu’on a connu ? Avec les gilets jaunes, on a eu des centres-villes mis à sac ! Ce n’est pas le cas… » On a envie, alors, de poser une question à Sibeth Ndiaye : de quelle nature sont donc ces « débordements » d’Évreux ? Mais c’est les vacances. Réponse fin août, peut-être.

    https://www.bvoltaire.fr/statue-du-general-de-gaulle-deboulonnee-surtout-pas-damalgame/


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