• La semaine dernière, Christophe Castaner dégageait en boîte de nuit. Cette semaine, il dégage le préfet de police de Paris : entre pétage de plombs et remplacement de fusibles, ambiance électrique au ministère de l’Intérieur !

    Certes, c’est bien connu, un préfet, ça sert de fusible. C’est un peu comme ça que la chose a été conçue, dès l’origine, c’est-à-dire lorsque Napoléon Bonaparte, Premier Consul, institua la fonction en 1800. Il ne partait pas de rien, d’ailleurs, les préfets étaient à certains égards les successeurs des intendants de l’Ancien Régime.

    On pourrait donner des dizaines d’exemples de préfets relevés de leur fonction du jour au lendemain par le pouvoir politique. Sans remonter aux origines, on peut évoquer le limogeage du préfet de l’Isère, en juillet 2010, sous Sarkozy, après que le quartier de la Villeneuve avait connu plusieurs jours d’émeutes. Sous l’actuel règne d’Emmanuel Macron, on se souvient que le préfet du Rhône et de la région Auvergne-Rhône-Alpes avait été relevé de ses fonctions par Gérard Collomb après l’assassinat de deux jeunes filles, le 1er octobre 2017, à la gare Saint-Charles de Marseille, par un Tunisien qui n’aurait pas dû se balader dans la nature et n’avait rien à faire sur notre territoire. Le porte-parole du gouvernement de l’époque, Christophe Castaner, avait parlé de « dysfonctionnements jugés graves ». « Dysfonctionnements » : un mot qui plaît bien, fait technique et évacue un peu la notion de faute, un peu datée et moralisatrice.

    Tout ça pour dire que le limogeage du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, n’est pas un événement. Ce haut fonctionnaire, âgé de 66 ans, dont le sort importe peu, finalement, dans l’Histoire qui se déroule devant nous, avait déjà un pied dans la tombe – façon de parler – et l’autre sur une plaque d’égout.

    Non, ce que l’on retiendra dans cette décision qui s’imposait peut-être déjà au lendemain du saccage de l’Arc de Triomphe, ce sont les propos du ministre de l’Intérieur pour la justifier. « Des décisions, des instructions ont échappé » au préfet, a déclaré Castaner, ce mardi matin, sur LCI, ajoutant que « des consignes ont été données en dessous du préfet de police ». Et, comme il est le premier flic de France et qu’il a peut-être sa police dans la police, de préciser : « Je sais où, je sais qui. » Et c’est là qu’on se dit que, franchement, Christophe Castaner est vraiment gonflé. Samedi après samedi, depuis dix-huit semaines, nous avons eu droit aux « points de sit’ », les breefings, du ministre sur les manifestations en cours, avec force détails. Tout juste si l’on ne voyait pas Castaner déplacer, sur la carte d’état-major, les compagnies de CRS et les escadrons de gendarmerie mobile, tel Napoléon sous sa tente à Austerlitz. Un ministre flanqué des plus hauts hiérarques de l’ordre public, directeurs généraux de la gendarmerie et de la police nationale, du secrétaire d’État, Laurent Nuñez, la caution professionnelle, histoire de faire moins amateur, et, évidemment, du préfet de police. À voir les images, on pouvait imaginer (ça sert à ça, les images, justement !) une connivence, une unité d’esprit et d’action, une fluidité dans l’échange des informations, osons le mot, une complicité entre l’échelon politique et les échelons opérationnels rassemblés en aréopage autour du ministre. On aura vu plus élégant et courageux dans la façon de justifier et assumer un limogeage…

    On est tenté, alors, de se demander si ces fameuses « décisions et instructions », qui auraient donc échappé au préfet, si l’on en croit le ministre, n’ont pas aussi échappé à Castaner. Cela n’a sans doute pas échappé à Emmanuel Macron… et surtout aux Français.


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  • L'écart de trop pour Christophe Castaner ? Si l'entourage d'Edouard Philippe a exprimé son soutien au ministre de l'Intérieur, des membres des forces de l'ordre estiment que le «premier flic de France» a commis une «faute professionnelle».

    Christophe Castaner a fait une sortie particulièrement remarquée au club le Noto (VIIIe arrondissement de Paris) dans la nuit du 9 mars, juste après l'acte 17de la mobilisation des Gilets jaunes. Sur des photographies et une vidéo postée sur les réseaux sociaux, on voit le ministre de l'Intérieur danser de manière suggestive avec une femme et s'amuser alors qu'une musique dansante retentit.

    Dans une autre vidéo postée par le magazine Voici sur Twitter, un homme, que le journal présente comme Christophe Castaner – marié depuis 25 ans avec la mère de ses deux filles – embrasse une femme sur la bouche : «La vidéo du baiser entre Christophe Castaner et une jolie jeune femme !», lit-on en commentaire.

    https://twitter.com/voici/status/1106497085074034688/video/1

    Interrogé par RT France, Jean-Pierre Colombies, porte-parole de l'Union des policiers nationaux indépendants (UPNI) fulmine : «On n'avait pas besoin de cette image en ce moment. Ce n'est vraiment pas le bon timing... Le soir-même d'une nouvelle mobilisation populaire de Gilets jaunes, alors qu'on compte les blessés tous les week-ends et que les policiers sont encore arme au pied dans la rue... L'image renvoyée est inappropriée. A une autre époque ou dans un autre pays, le lendemain d'une diffusion pareille, le ministre présenterait sa démission. Quand on est ministre d'Etat, on ne s'appartient pas.»

    Alors je ne vais pas faire la morale, mais vu le contexte, ça tombe vraiment mal. Le peuple est en colère, les forces de l'ordre se suicident, mais le ministre, lui, fait la fête. Il a le droit de faire la fête, bien sûr, mais à s'afficher de la sorte dans un lieu public, dans un moment aussi tendu, il donne l'impression de quelqu'un que la réalité n'atteint pas, comme s'il vivait sur une autre planète.»

    Et d'ajouter, amer : «Lui qui demandait l'autre jour aux Gilets jaunes d'imaginer l'image qu'ils renvoyaient de la France, lui qui demande tant aux forces de l'ordre mobilisées tous les week-ends, j'ai envie de demander : et lui alors ? Les policiers, ils ne sont pas en boîte en ce moment, ils sont sur le terrain ! C'est pitoyable cette situation. La puissance doit impliquer de la décence. J'en ai parlé avec des collègues de terrain, ils ne comprennent pas, ils sont outrés et ils se demandent quelles répercussions cela pourra bien avoir lors de l'acte 18 des Gilets jaunes ce samedi [16 mars].»

    https://francais.rt.com/france/60032-castaner-discotheque-avec-jolie-jeune-femme-faute-professionnelle-pour-des-policiers

    Et lui quelle image renvoie-t-il?


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  • Il serait temps qu’on cesse de nous bassiner avec le prétendu racisme des Français, il serait temps qu’on cesse de nous culpabiliser avec notre passé colonial et notre histoire de France, qui seraient soi-disant responsables de l’échec de l’intégration et des rancœurs accumulées chez les jeunes immigrés...

    Qu’on arrête aussi de nous bassiner avec les plaies de la guerre
    d’Algérie, que les Algériens refusent de refermer et utilisent
    continuellement depuis 55 ans pour s’exonérer du naufrage de leur
    indépendance.

    Ce contentieux va t-il durer autant que la guerre de Cent Ans ?...

    ­Jamais un Allemand ne nous reprocherait les siècles de guerre avec
    l’Allemagne. ­­Jamais un Vietnamien ne nous reprocherait la guerre d’Indochine. Pourtant, les Vietnamiens ont connu à la fois la colonisation et la guerre contre la puissance coloniale. Mais on n’a jamais entendu un Asiatique traiter un Français de sale blanc ou de face de craie.

    ­­­Allemands et Vietnamiens regardent le futur et ne pleurent pas sur
    leur passé en culpabilisant la France !

    ­­­Si les Algériens ont dilapidé l’héritage colonial, qui faisait de
    l’Algérie le pays le plus moderne du continent africain avec l’Afrique
    du Sud, ce n’est certainement pas notre faute. C’est la faute des
    incapables du FLN, au pouvoir depuis 55 ans et totalement corrompus. La rente pétrolière et gazière a été largement détournée au détriment du peuple.

    ­­­Par haine de la France, ils ont fait le choix de se rapprocher de
    l’Union Soviétique au lendemain de l’indépendance. Un choix économique et politique démentiel qui a ruiné le pays en quelques années.

    ­­­ En 132 ans de présence, la France a sorti l’Algérie du Moyen-âge
    pour la transporter vers le monde moderne. C’est cela la vérité.

    ­­­ Alors que depuis les conquêtes arabes du 7ème siècle, suivies de la
    domination turque, les envahisseurs musulmans avaient fait du Maghreb un champ de ruines.

    ­­­­­­ Pourquoi Noirs et Arabes ne s’intègrent pas alors que le modèle
    d’assimilation républicain a fait merveille avec des générations
    d’Européens et plus récemment avec les Asiatiques ? Tout simplement parce qu’ils ne veulent pas s’intégrer et sont élevés dans la haine de la France pour beaucoup d’entre eux. Car l’effort de la République en faveur des immigrés est colossal. Jamais les immigrés n’ont bénéficié d’autant de moyens matériels, financiers et humains que depuis 30 ans.

    ­­­ Mais quand on regarde les résultats, entre ceux qui font l’effort de
    s’intégrer et ceux qui haïssent la France, le constat est accablant !!!...

    ­­­ A des années lumières du discours des associations pro-immigrés et
    des procureurs qui font chaque jour le procès de la France. Il est temps de regarder la réalité en face. Selon la seule étude disponible sur le sujet, publiée par l’Insee et l’Ined :
    ­­­- 27% des descendants de parents asiatiques occupent aujourd’hui un poste de cadre contre 14% en moyenne pour les Français, toutes origines confondues.
    - ­­9% pour les fils de Maghrébins.
    ­­- 5% pour ceux d’Afrique subsaharienne.

    ­­­ ­­­ “Cette réussite des Asiatiques en France est particulièrement
    frappante pour la deuxième génération des 50 000 Indochinois arrivés dans les années 1950, au moment de l’indépendance, et des 250 000 «boat people» vietnamiens qui ont fui leurs pays dans les années 1970”. Fuyant le régime communiste en 1979, et débarquant à Roissy, leur responsable s’était exprimé avec émotion devant les caméras :
    “Jamais nous n’aurons de mots assez forts pour remercier la France de nous accueillir. Mais que les Français se rassurent, nous allons
    travailler dur et nous ne serons pas à leur charge très longtemps.”

    ­­­ ­­­ Un discours magnifique de sincérité et de reconnaissance envers la
    France.  ­­­ Comme on aimerait entendre le même dans les banlieues et dans les paroles des rappeurs, qui ne savent que distiller la haine de la France qui les accueille !!

    ­­­ C’est pour cela que le discours de victimisation qu’on entend à
    longueur de journée de la part des lobbies immigrationnistes n’est qu’un monumental mensonge.

    ­­­Les immigrés asiatiques ne nous ont jamais bassinés avec leur religion. ­­­ On n’a jamais vu un bouddhiste partir à l’étranger combattre contre la France qui l’a accueilli à bras ouverts.
    ­­­ On n’a jamais vu des bouddhistes bloquer les rues pour prier, au
    prétexte que les temples sont insuffisants.
    ­­­ On n’a jamais vu les élèves asiatiques contester l’enseignement de
    l’école républicaine, au prétexte que cet enseignement déplaît à Bouddha.
    ­­­On n’a jamais vu d’émeutes dans les quartiers asiatiques, de rodéos
    et de voitures brûlées par centaines au moindre incident.
    ­­­On n’a jamais vu des Asiatiques agresser des enseignants, des
    médecins des urgences ou des pompiers.
    ­­­On n’a jamais vu les Asiatiques tenter de brûler vifs des policiers
    dans leur voiture.
    ­­­Sans parler des violences quotidiennes, des viols en tournante, des
    menaces, des dégradations d’immeubles et des trafics en tout genre qui ont transformé nos banlieues en bande de Gaza.

    ­­­ Pour en revenir au succès des Asiatiques, il ne tient pas du miracle
    mais de la mentalité de cette minorité. C’est la sagesse de Confucius
    qui encourage le travail et l’effort.

    Ca veut tout dire non ???

    ­­­
       

       

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  • Supprimer une deuxième journée de RTT pour financer la dépendance : une idée de LREM…

    La République en marche, qui essaye d’exister, a organisé une réflexion en marge du grand débat national. Son délégué général, Stanislas Guerini, a présenté les résultats des cogitations de ses adhérents. En dehors de la proposition loufoque d’un contributeur qui souhaite dispenser d’impôts les employés volontaires qui donneraient une partie de leur salaire à leurs collègues moins bien payés (?), d’une demande timide de réindexer les pensions de retraite sur l’inflation, mais uniquement pour les plus modestes (il fallait un gouvernement pervers et sans cœur pour geler les pensions), LREM suggère de supprimer une nouvelle journée de RTT pour financer la dépendance.

    Nous avions déjà eu, en 2004, sous le gouvernement Raffarin, la suppression du lundi de Pentecôte – en fait, une taxe sur les salaires correspondant à une journée de travail que les entreprises sont libres ou non de répercuter. Si elles le font, le jour travaillé doit être choisi après négociations avec le comité d’entreprise, voire par un accord de branche. Le lundi de Pentecôte est redevenu férié en 2008, mais il peut encore être désigné comme journée de solidarité comme tous les autres jours fériés (sauf le 1er mai). Les salariés peuvent aussi renoncer à un jour de RTT (ce qui est le plus courant) ou rajouter une heure pendant sept semaines. La première journée de solidarité avait provoqué des remous, la seconde risque de susciter une révolte. En effet, les employeurs seront obligés de la répercuter : sinon, à quoi servirait l’abaissement des charges qui a remplacé le CICE ? Les salariés n’auraient plus que neuf jours de RTT (au lieu de onze jours lors de l’instauration des 35 heures), un sacrifice important qui risque de ne pas passer.

    L’argent récolté (un peu moins de 2,5 milliards) servirait à transformer en crédit d’impôt l’abattement de 25 % sur l’hébergement et les prestations de dépendance, dont ne profitent actuellement que les retraités payant l’impôt sur le revenu. Avec le nouveau dispositif, tous les seniors sans exception recevront cette aide. La facture, dans les EPHAD, est lourde (au minimum 2.000 euros par mois) alors que les pensions tournent autour de 1.250 euros. Pour la régler, bien souvent, les seniors sont contraints de puiser dans leurs économies (s’ils en ont) ou de vendre leur logement, mais un séjour prolongé épuise ces ressources. On se tourne, alors, vers les enfants, mais ceux-ci, évidemment, renâclent. Le Monde évoquait, récemment, le cas d’un lecteur qui dépensait 300 euros pour sa mère (10 % de son salaire) mais qui était le seul de sa fratrie à le faire ; or, malgré son aide, la dette atteignait 90.000 euros et sa mère risquait à tout moment l’expulsion. Combien de familles, jusqu’alors unies, sont brisées par des situations aussi délicates ? En principe, le conseil départemental doit intervenir pour payer la facture, mais il confisque 90 % de la pension de retraite et se dédommagera sur l’héritage, ce que beaucoup de seniors rejettent, car ils sont attachés à transmettre un petit quelque chose à leurs enfants.

    Qu’on aide les retraités à payer l’EHPAD est une bonne idée, mais finançons plutôt cette nouvelle prestation en gérant mieux le budget, notamment en baissant les dépenses. Par exemple, revenir à un nombre de fonctionnaires comparable à celui de l’Allemagne rapporterait près d’une dizaine de milliards d’euros.

    http://www.bvoltaire.fr/supprimer-une-deuxieme-journee-de-rtt-pour-financer-la-dependance-une-idee-de-larem/

     


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  • 2019  :

    Bouteflika, candidat pour un cinquième mandat  :

    La France a déclassé certains dossiers secrets sur le président algérien Abdelaziz Bouteflika, notamment des rapports des services secrets qui qualifient l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères de « personnage dénué de scrupules » et de « Machiavel imbu de lui-même et corrompu »

    Les rapports du SDECE, ancêtre de la DGSE, le dépeignent aussi comme « un grand manipulateur, épris de pouvoir », le présentant comme « l’homme de tous les complots », allant jusqu’à le présenter comme l’instigateur du coup d’État de Houari Boumediene contre le président Ahmed Ben Bella en juin 1965.

     https://www.observalgerie.com/actualite-algerie/la-une/france-declasse-archives-secretes-abdelaziz-bouteflika/

    Le macron algérien

     

     2047

     Macron candidat pour un septième mandat  :

    La France a déclassé certains dossiers secrets sur le président français Emmanuel Macron, notamment des rapports des services secrets qui qualifient l’ancien ministre de l'économie de « personnage dénué de scrupules » et de « Machiavel imbu de lui-même et corrompu » Les rapports de la DGSE, le dépeignent aussi comme « un grand manipulateur, épris de pouvoir », le présentant comme « l’homme de tous les complots »...

    Que les algériens cessent de se plaindre, le leur a déjà 82 ans, et dans son état de décomposition avancé il ne tiendra plus très longtemps...peut-être même qu'il est déjà mort et qu'il ne le sait pas.... c'est une tradition en Algérie, les retraités qui ont travaillé en France deviennent immortels quand ils rentrent au bled... Alors que nous en France, le notre n'a que 41 ans...et à moins qu'il nous fasse une overdose de cocaïne, il est prêt à durer aussi longtemps que le vieux débris de 93 ans que l'on entretient depuis 45 ans et qui nous coûte un pognon de dingue.

    http://pauvrefrance.centerblog.net/6571849-Bouteflika--le-macron-algerien-#c

     


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  • Ces deux hommes interpellés pour trafic de drogue devaient être jugés en comparution immédiate. Faute de personnel disponible, ils ont dû être relâchés.

    Relâchés, faute d'escorte

     

     Deux détenus de la prison de Béziers (Hérault), qui devaient être présentés jeudi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Narbonne, ont dû être libérés faute d’escorte pénitentiaire pour assurer leur extraction judiciaire, a-t-on appris vendredi de source syndicale. « Ces deux détenus avaient été interpellés sur l’autoroute A9 avec 26 kilos de résine de cannabis », a précisé à l’AFP Mikaël Mansanet, représentant Force ouvrière (majoritaire) du Pôle régional d’extraction judiciaire (Prej). « Personne n’a pu extraire ces détenus jeudi », a-t-il ajouté, confirmant une information de France Bleu Hérault.

    « Une visioconférence avait été organisée par la juridiction de Narbonne. Mais les détenus sont en droit de la refuser et c’est ce qu’ils ont fait », a poursuivi le représentant syndical. « Ils ont dû être relâchés, car sinon ça devenait de la détention illégale. »

    M. Mansanet, basé à Béziers, met en avant un « manque criant d’effectifs ». « Ce sont des problèmes qui sont récurrents », dit-il, assurant que de telles libérations ont déjà eu lieu : « Il faut s’en offusquer. » « On n’a pas assez d’effectifs pour assurer les missions parce qu’on n’arrive pas à recruter, car les salaires sont très bas dans la pénitentiaire : un surveillant qui commence gagne 1 400 euros et il faut passer à peu près dix ans sur Paris pour pouvoir espérer rentrer chez soi. Du coup, les gens ne veulent plus passer le concours de surveillants », dit-il.

    Les missions d’escorte des détenus des prisons vers les tribunaux étaient auparavant assurées par la police ou la gendarmerie. Elles ont progressivement été transférées aux agents de la pénitentiaire.

    Dans la région Occitanie, des agents de la pénitentiaire assurent les extractions judiciaires depuis fin 2017. Les juridictions se plaignent de manière récurrente de ce changement de système. Ainsi, lors de l’audience solennelle de rentrée du tribunal de grande instance de Montpellier début janvier, son président, Éric Maréchal, avait longuement souligné « les perturbations importantes rencontrées tout au long de l’année 2018 dans la réalisation des extractions des personnes détenues ». « Ces extractions non réalisées peuvent conduire… à des remises en liberté lorsque les délais de jugement fixés par la loi ne peuvent être respectés. Elles sont aussi la cause de renvois de dossiers qui auraient pu être jugés et pour les juges d’instruction [...] d’un allongement des délais d’instruction, ce qui n’est pas sans conséquence sur le délai raisonnable entendu au sens de la Convention européenne des droits de l’homme », avait-il dénoncé.

    https://www.lepoint.fr/justice/deux-detenus-liberes-faute-d-escorte-pour-se-rendre-au-tribunal-01-03-2019-2297347_2386.php


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  • L’acte XV des gilets jaunes retransmis par BFM TV, est devenu, grâce à la baguette élyséenne de la rédaction de cette chaîne d’info en continu, le match Macron au Salon de l’agriculture vs manifestations de gilets jaunes, sous l’angle de la violence.

     

     En bas, à droite de l’écran, nous avions d’un côté notre Président champêtre comme un taureau dans le pré, entouré de gentils agriculteurs, et de l’autre les méchants gilets jaunes, les dégradations et les affrontements avec les forces de police – en marge de la manifestation, comme ils disent.

    Et les présentateurs de cette info Pravda mettaient en évidence le calme remarquable de ce monde agricole alors que sa souffrance est du même ordre que celle des gilets jaunes.
    Cette mascarade de l’information fait honte à notre pays.
    Nous sommes toujours dans la stratégie de décrédibilisation de ce mouvement social inédit qui traduit un malaise profond de notre société.
    Et lorsque l’on voit, à Clermont-Ferrand, des casseurs détruire pendants de longues minutes du mobilier urbain, sans apercevoir un seul membre des forces de l’ordre pour venir s’interposer, sinon deux femmes et une personne âgée gilets jaunes, nous sommes en droit de nous demander si les débordements ne sont pas souhaités par les pouvoirs publics.
    Le monde agricole est moribond, un agriculteur se suicide tous les deux jours.
    Ce monde-là a sans doute été bien trop gentil pour en arriver là.
    Une petite anecdote personnelle, et vous allez comprendre.
    Il y a une trentaine d’années maintenant, je faisais partie d’une délégation de la FDSEA (branche départementale de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire) du Gard qui était venue à la rencontre du président du conseil général.
    Nous lui demandions, entre autres, une subvention de 20.000 francs pour mettre en route le programme « informatique à la ferme ».
    Nous avons essuyé un refus alors que, dans la même journée, l’équipe de handball de la ville de Nîmes, qui jouait alors la coupe d’Europe, venait de percevoir une subvention de… 4 millions.
    Les gentils agriculteurs sont rentrés chez eux sans rien dire…
    En 1986, producteur de fruits et légumes, j’ai encaissé la rentrée, sans contreparties pour ces productions, de l’Espagne et du Portugal dans le Marché commun. Imaginez la réaction d’un ouvrier français de chez Renault à qui l’on demanderait de travailler pour le salaire de l’ouvrier roumain d’une usine Dacia !
    Aujourd’hui, le gentil syndicaliste d’hier n’est plus agriculteur.
    Les gilets jaunes ont bien compris la situation, et ils ne veulent pas gentiment mourir.
    Si Macron et son gouvernement ne veulent pas répondre à l’injustice qui règne dans notre pays par des mesures de bon sens, alors les « méchants » deviendront de vrais méchants.
    L’exemple doit venir d’en haut et le train de vie de l’État doit drastiquement baisser.
    L’enjeu, par exemple, n’est pas de supprimer le Sénat ou bien encore de réduire le nombre de sénateurs, mais de faire baisser très sensiblement son coût de fonctionnement.
    Gabrielle Cluzel a, d’ailleurs, fait la bonne analyse sur CNews.
    La stratégie qui consiste à laisser les violences s’installer lors des manifestations pour décrédibiliser et à jeter des cendres sur les braises de la contestation pourrait, à court terme, faire s’éteindre ce mouvement social, mais ce dernier reprendra un jour ou l’autre avec encore plus de vigueur.

    « Les gentils et les méchants » est peut-être une bonne stratégie médiatique au service du Président Macron, dans l’immédiat, mais gare au retour de bâton de la part des méchants.

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/02/salon-de-lagriculture-contre-gilets.html#more


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  • Malgré son passé judiciaire, Alain Juppé, condamné pour prise illégale d'intérêts en 2004, rejoint le Conseil constitutionnel. «On ne donne pas le bon exemple», dénonce Jean-Christophe Picard de l'association anti-fraude Anticor.

    Alain Juppé est appelé par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand pour remplir une noble tâche : siéger au Conseil constitutionnel et vérifier la conformité des lois. Une nouvelle qui passerait presque inaperçue si on omettait de la mettre en perspective avec les démêlés du maire de Bordeaux avec la justice. Interrogé par RT France, le président de l'association anti-corruption Anticor Jean-Christophe Picard réagit : «La République pourrait au moins choisir d'autres personnes que ces élus, on pioche dans ces gens qui ont abusé de leurs fonctions».

    «Ce n'est pas un petit dossier qui l'a fait condamner, c'est un énorme problème, celui des emplois fictifs», poursuit Jean-Christophe Picard. «Pourquoi la France continue-t-elle à mettre à ces postes des personnalités qui ne sont pas irréprochables ? On pourrait nommer Eric Halphen (juge anti-corruption) ou René Dosière (ancien député PS), des hommes qui ont fait preuve de courage, qui ont un passé irréprochable ! Ça ne donne pas le bon exemple, cela veut dire qu'en tant que politiques, quoi que vous fassiez, vous pourrez obtenir des postes prestigieux. Il n'y a jamais de sanction, on ne prend jamais en compte les fautes passées, ce n'est pas très dissuasif. Au pire, les contrevenants sont condamnés à de la prison avec sursis. Il n'y a aucune conséquence», blâme-t-il.

    Il convient d'ajouter aux péripéties judiciaires d'Alain Juppé la mise en évidence de travaux effectués au bénéfice de son fils et de lui-même, dans leurs appartements parisiens respectifs, loués à bas prix. Ils furent exécutés avec des fonds publics, à hauteur de 1 381 000 millions des francs de l’époque (l'équivalent de 271 439,77 euros) sans que le justice ne décide de le poursuivre.

    Dans certains pays occidentaux, les juges sont moins cléments, et l'opinion publique fait souvent tomber des têtes. «Aux Etats-Unis, un homme qui trompe sa femme est rayé de la vie politique. C'est même parfois excessif ! En Scandinavie, un élu qui achète une barre de chocolat avec la carte bleue du ministère est obligé de démissionner... Mais en France, quel que soit le passé judiciaire, ils reviennent», fustige Jean-Christophe Picard.

    Et lorsque leurs méfaits sont découverts, les parquets peuvent aussi exprimer leurs réticences à poursuivre ces élus peu scrupuleux. «Anticor a obtenu la mise en examen de François Grosdidier contre l'avis du parquet», note l'associatif. Le sénateur LR de Moselle a en effet annoncé le 13 février avoir été mis en examen pour «prise illégale d’intérêts» et «détournements de fonds publics» pour une affaire datant de 2013. «Il y a parfois une certaine mansuétude, et le fait qu’Anticor insiste dans certains dossiers permet de passer outre cette tolérance», explique-t-il. C'est d'ailleurs grâce à leur persistance qu'une enquête visant Richard Ferrand a été ouverte.

    Et lorsqu'une enquête visant ces justiciables est effectivement ouverte, la durée de l’instruction dépasse parfois l'entendement. «L'affaire des sondages de l'Elysée, dans laquelle Nicolas Sarkozy est impliqué, date de 2010 et il n'y a toujours pas de date de procès en 2019. L'ancien maire de Paris Jacques Tibéri a été condamné au bout de 18 ans, alors que l'affaire était simplissime. Les condamnations tombent toujours avec sursis, et les pauvres hommes politiques deviennent grabataires à ce moment-là, ils ne feront pas une minute de prison. Voire ils n’assistent pas à leur procès, comme Jacques Chirac, qui s'est pourtant rendu à Saint-Tropez l’année suivante», explique le président d'Anticor.

    https://francais.rt.com/france/59078-alain-juppe-conseil-constitutionnel-republique-exemplaire-en-marche

    La république exemplaire en marche


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  •  Tout le monde vous déteste! C'est en ces termes choisis qu'une meute hurlante a voulu pénétrer dans le musée de l'armée.


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  • Scène étonnante à Montpellier lors de l'acte XII : un gendarme a été filmé en pleine discussion avec des manifestants. Le militaire explique aux Gilets jaunes que les gendarmes n'ont rien contre eux, mais qu'ils doivent obéir aux ordres.

    A en croire les sources policières contactées par RT France, la scène est courante sur les ronds-points : les forces de l'ordre maintiennent leur position, mais lorsque c'est possible, elles échangent dans le calme avec les Gilets jaunes. «Malheureusement, ce ne sont pas ces images qui sont montrées dans les médias», a ainsi déploré un porte-parole du Collectif autonome des policiers d'Ile-de-France (CAP-IDF). C'est une scène similaire qui a été filmée lors de l'acte XII à Montpellier le 2 février. On y voit un gendarme discuter avec des manifestants, place des Martyrs de la résistance.

    Alors que ces derniers cherchent à lui expliquer qu'ils n'ont rien contre les forces de l'ordre et qu'elles bénéficieraient d'un «droit de réserve» – notion inexistante, peut-être confondue à tort avec le «devoir de réserve» –, le gendarme oppose : «Nous non plus, on n’a rien contre vous. Toutes nos familles elles sont avec vous. [...] On est militaires, on n’a pas le droit de désobéir.»

    Nous accomplissions notre devoir

     Le statut de militaire n'est donc pas recevable dans ce domaine, même s'il est certes plus courant de voir les policiers s'exprimer sur leur fonction (surtout les représentants syndicaux et les associatifs en dehors de toute protection statutaire) que les gendarmes, qui appartiennent à une institution parfois surnommée la «grande muette».

    Les propos entendus sur la vidéo mettant en scène ce gendarme font écho à ceux relayés par une page Facebook soutenant les forces de l'ordre (Collectif Urgence Notre Police se Fait Assassiner 2). Dans ce texte, attribué à un gendarme mobile, on peut lire : «La plupart de mes collègues soutiennent et partagent le ras le bol des Gilets jaunes». L'auteur précise ensuite sa pensée : «Quand ça pète en guérilla à côté de toi et que tu CHOISIS de rester là parce que ça fera une bonne vidéo [...]. Si après l'appel à la dispersion tu es encore sur notre chemin c'est que tu en acceptes les conséquences. Certes ça n'est pas facile d'être opposé au peuple, nous n'y prenons aucun plaisir brutal, nous accomplissons simplement notre devoir, non pas de protéger la personne d’Emmanuel Macron mais simplement les institutions françaises que sont le Président de la République, le Palais de l'Élysée et surtout l'Ordre Public».

    Et de rappeler : «Non, nous ne pouvons, et ne devons pas déposer casques et boucliers, car ça serait considéré comme un acte démissionnaire, nous aussi nous payons ces impôts qui nous payent, et avons besoin de notre job. Et nous risquerions en prime des poursuites pénales de par notre statut.»

     


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