• Se sentant visés par le commissaire européen qui, inquiet de la progression du populisme en Europe, a évoqué la possible existence de nos jours de «petits Mussolini», les ministres italiens Matteo Salvini et Luigi Di Maio ont répliqué avec vigueur.

    Le Point Godwin était proche. Lors d'une conférence de presse le 13 septembre, Pierre Moscovici a estimé qu'«aujourd'hui, il exist[ait] un climat qui ressembl[ait] beaucoup aux années 1930». Evoquant la montée de partis populistes et critiques vis-à-vis de l'Union européenne, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires a tenu un discours anxiogène : «Bien sûr, il ne faut pas exagérer, il n'y a heureusement pas de bruits de bottes, il n'y a pas d'Hitler, [mais] des petits Mussolini, ça reste à vérifier.» 

    Dans son monologue, l'ancien ministre français de l'Economie et des Finances a également semblé s'en prendre à Matteo Salvini, à travers les propos suivants : «[L'Italie est] le pays qui a le ministre le plus nationaliste alors que son pays a plus que tout autre besoin de la solidarité européenne.» L'ancien cadre du Parti socialiste français a en outre qualifié la situation économique de l'Italie de «problème» au sein de la zone euro et a demandé au gouvernement italien un «budget crédible» pour l'année.

    l n'en fallait pas moins pour faire réagir le vice-président du Conseil des ministres italien, ministre de l'Intérieur et leader de La Ligue, parti populiste de droite anti-immigration. Matteo Salvini a ainsi rétorqué à Pierre Moscovici dans un communiqué, cité par l'agence Reuters : «Le commissaire européen [Pierre] Moscovici, au lieu de censurer sa France qui rejette les immigrés à Vintimille, qui a bombardé la Libye et qui enfreint les critères européens, attaque l'Italie et parle sans réfléchir de nombreux petits Mussolini en Europe. Qu'il se lave la bouche avant d'insulter l'Italie, les Italiens et leur gouvernement légitime.»

    L'autre vice-président du Conseil des ministres, Luigi Di Maio, chef de file du du Mouvement 5 étoiles (M5S) et ministre du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales, a lui aussi exprimé son indignation face aux propos de Pierre Moscovici. «L'attitude de la part de certains commissaires européens est inacceptable, vraiment insupportable. Le ministre a également averti la Commission européenne que celle-ci n'aurait probablement plus que quelques mois d'existence. En effet, Luigi Di Maio fait le pari que les citoyens renverront chez eux, lors des prochaines élections européennes du 26 mai 2019, «une bonne partie des eurocrates». Les européennes sont bel et bien lancées.

    https://francais.rt.com/international/53906-moscovici-sinquiete-existence-petits-mussolini-salvini-invite-se-laver-bouche

     


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  • Aucune canicule ne semble devoir atténuer la propension médiatico-politique à l’hyperbole. Le gouvernement nous prépare donc un « big bang » de la formation professionnelle, un de ces bouleversements censés prendre en compte « le monde en pleine mutation » pour que chacun soit « acteur » de sa vie professionnelle. Oui, la ministre du Travail enfile avec brio les perles du jargon managérial. Pourtant, elle a raison de souligner combien les compétences sont au cœur de toute réflexion sur l’emploi. On lui suggérera d’en discuter au préalable avec son collègue de l’Éducation nationale, qui hérite d’un système savamment piétiné depuis quarante ans, un système qui envoie au collège 25 % d’enfants quasi illettrés et de nombreux autres aux acquis en forme de sables mouvants. Mais le problème est plus vaste encore. 

      

    L’air brûlant de l’été invite à la promenade. Que la ministre et l’ensemble des politiques français en profitent donc pour rencontrer les citoyens. Tel restaurateur du Quercy, par exemple, dont l’établissement est un de ces joyaux que seule la France sait produire. La maison, dont la terrasse s’allonge sur un coteau rafraîchi par la rivière en contrebas, est pleine. Hélas, impossible de recruter, ni en cuisine ni en salle. Travailler le soir, le week-end… impensable. Les apprentis arrivent accompagnés de leurs parents, qui les récupèrent au milieu du service parce qu’ils ont fait leurs heures et qui estiment que le patron doit montrer plus d’égard à leur précieuse et fragile progéniture. 


    Dans toute la France, les récits sont les mêmes. À Calvinet, dans le Cantal, un patron d’hôtel raconte : il a voulu aider des jeunes en réinsertion, des jeunes passés par des cures de désintoxication… Il allait les chercher à Toulouse, leur donnait du travail, proposait de les former. Il a fini par jeter l’éponge. Quand il leur demandait de monter des bagages en chambre, ils répondaient : « Je suis malade, monsieur, il ne faut pas me demander ça… »
     


    Tous ces artisans dressent un même constat : ils ont trop souvent face à eux des jeunes gens qui non seulement n’ont aucune envie de travailler, mais ne savent même pas en quoi cela peut bien consister. Les exceptions – et il y en a bien évidemment de nombreuses – sont accueillies avec joie et considération. Mais pour la majorité, ce sont deux mondes qui se côtoient sans se comprendre. Avec cette amère impression de se battre pour faire vivre une société, des territoires, une culture, de porter à bout de bras un pays dont les élites ne jurent que par la modernité, le nomadisme et le virtuel. Eux, dans leur petite ville, leur village, sont bons pour payer impôts et charges. Ils n’incarnent pas l’avenir, ils ne sont pas dans la « start-up nation ». Quand la ministre parle de formation dans un « monde en pleine mutation », ce n’est pas à eux qu’elle pense. Et pourtant. Comme le dit avec une ironie désabusée le chef de l’Hôtel du Midi à Pierrefort, en Auvergne : « Des couillons comme nous, je ne sais pas s’ils vont en trouver guère plus, parce que nous, on se fatigue. La source va se tarir… »
     


    En Touraine, c’est un garagiste qui raconte comment il accueille ses apprentis. « Diriez-vous que vous êtes là par passion ou par vocation ? » La plupart choisissent la passion. « Vous vous êtes trompés d’adresse, leur répond-il. Mon médecin a la passion de la voiture. Il y consacre ses loisirs. Mais ce n’est pas son métier. C’est la vocation qui vous fera vous demander quelle est la panne et vous poussera à la réparer à tout prix. » La distinction est subtile, mais essentielle. Dans une société qui valorise le plaisir individuel et la jouissance immédiate, chacun veut cultiver sa passion. La vocation, qui est don de soi, exigence et temps long, a mauvaise presse. L’accomplissement de soi dans une œuvre, dans un métier dont une large part consiste à se mettre au service d’un client pour lui offrir la meilleure qualité possible semble désormais baroque. On travaille pour soi, pour se payer des loisirs, pour assouvir une envie, si possible en se fatiguant peu, mais certainement pas pour la beauté du geste.
     


    Qui est responsable de cette situation ? L’Éducation nationale, qui érige en dogme depuis quelques décennies le fait de ne surtout jamais exiger trop d’un enfant, de ne jamais le pousser au meilleur de lui-même ? Les parents, persuadés qu’aimer un enfant, c’est lui apprendre à surtout ne jamais se donner trop de mal, à revendiquer ses droits plutôt qu’à s’investir ? Peu importe finalement. Mais toutes les lois n’y changeront rien. Tous les discours des communicants élyséens seront de peu de secours face à cet état de fait : une nation est grande de la vocation de ses citoyens, On peut se gargariser de l’économie numérique et des créateurs d’application pour smartphone, mais un pays a et aura toujours besoin de restaurateurs, de garagistes, de plombiers, d’électriciens. D’artisans bien formés, amoureux du travail bien fait et fiers de dépasser leurs heures pour achever une œuvre. D’artisans qui, accessoirement, payent des impôts et des charges pendant que les Gafam y échappent. Le monde est peut-être en mutation, mais sans cette part d’immuable, la modernité n’est qu’une vue de l’esprit. Et les couillons attendent une relève que la machine à fabriquer les incompétences ne leur enverra pas.
     

     Les couillons se fatiguent


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  • Officiellement "suspendu", c'est pourtant l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron qui a assuré le transfert du fameux trophée de l'Élysée jusqu'aux services de police.

    A chaque rentrée, de nouvelles actualités, de nouvelles affaires mais force est de constater que celle d'Alexandre Benalla n'est pas prête de trouver sa conclusion. Lundi 3 septembre en effet, l'émission "Quotidien" (TMC) a révélé que l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, censé être suspendu de ses fonctions, a été le principal artisan de la réception de l'équipe de France de football à l'Elysée, au lendemain du sacre des Bleus en Russie.

    Si l'on savait déjà qu'Alexandre Benalla était présent dans le bus de la bande à Didier Deschamps, l'émission de Yann Barthès révèle le contenu de la déposition qu'un policier membre du dispositif a effectué devant l'IGPN, la police des polices. Selon ce témoin, le garde du corps déchu était à ce moment "en lien direct" avec le chef de l'État pendant le défilé, rapide, des Bleus sur les Champs-Élysées. Une liaison téléphonique, rapporte le Huffington Post, qui servait à "caler le timing", assure cet officier de police. Mais ce n'est pas tout.

    Dans sa déposition, un autre policier interrogé par l'IGPN indique que c'est Alexandre Benalla qui, trois jours après la victoire de l'Équipe de France, lui a apporté le trophée dans son bureau, avant d'en assurer le transfert jusqu'au siège de la Fédération française de football;

    Les explications de "Quotidien" ici :


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  • D'ici fin octobre, les agents du groupe de sûreté de la RATP seront dotés d'une nouvelle arme semi-automatique de 9 mm, un engin similaire à celui qu'utilisent les policiers. Preuve que les équipes s'adaptent à la menace terroriste.

    «Un modèle bien connu pour sa précision, sa robustesse et ses multiples sécurités» : c'est ainsi que, selon des propos rapportés le 30 août par France Info, l'entreprise française Sunrock décrit l'arme automatique de calibre 9 mm qui équipera les agents du groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR) de la RATP dès la rentrée.

    Le GPSR, qu'es aco?

     A ne pas confondre avec le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), le GPSR a pour mission de protéger, d'assister et sécuriser les voyageurs et le personnel sur l’ensemble du réseau RATP. Stéphane Gouaud, directeur de la sûreté à la RATP, s'est félicité de ce nouvel équipement qui, selon lui, tranche avec d'anciennes armes «pas du tout adaptées au contexte de terrorisme dans lequel nous évoluons depuis 2015». 

    Les agents de la RATP disposent «d'armements intermédiaires, comme les bâtons de défense et les bombes lacrymogènes», poursuit le dirigeant, pour qui «ces armes, plus sophistiquées et plus précises» ont été commandées pour que les agents puissent faire face à des individus armés. Permise par une loi de 2016 portant, entre autres, sur la prévention et la lutte contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs, l'affectation de ce type d'armement aux services de sûreté de la RATP nécessitera pour chaque agent l'obtention d'un port d'arme délivré par la police. Le 12 juillet 2018, l'entreprise Sunrock informait avoir remporté l'appel d'offre de l'armement de la RATP. Le texte précisait que l'équipementier s’était vu confier «la fourniture des armes semi-automatiques de calibre 9 mm et de leurs accessoires associés [...], la maintenance de ces armes et la formation initiale des formateurs».

     


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  • Le président de l'UPR a décrit Emmanuel Macron comme «un hybride entre un caméléon et un perroquet». Il a critiqué l'Europe de la défense voulue par l'actuel chef d'Etat, estimant qu'il «disait des choses complètement incohérentes».

    Le président de la République a évoqué le 27 août son projet d'Europe de la Défense, moins dépendante des Etats-Unis. «L'Europe ne peut plus remettre sa sécurité aux seuls Etats-Unis. C'est à nous aujourd'hui de prendre nos responsabilités et de garantir la sécurité et donc la souveraineté européenne», a déclaré le chef de l'Etat, qui s'est ensuite envolé pour le Danemark pour y plaider son idée. Invité par RT France le 28 août à réagir sur cette ambition, le président de l'Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a qualifié Emmanuel Macron de «Caméloquet, c'est à dire un hybride entre un caméléon et un perroquet». L'ancien candidat à la présidentielle de 2017 a expliqué pourquoi il définissait d'abord le président comme un caméléon : «Vous mettez Monsieur Macron face à Monsieur Poutine et Monsieur Macron chante les louanges de l'alliance franco-russe. Vous le mettez avec Monsieur Trump, il chante les louanges de l'alliance franco-américaine.»

    François Asselineau a ensuite expliqué pourquoi Emmanuel Macron avait ce côté perroquet : «A chaque fois il ressort le même discours.»

    Jugeant le projet de Défense européenne indépendante de Washington irréalisable par le simple fait que l'article 42 du traité de l'Union européenne «soumet la défense de l'Europe en définitive à l'OTAN», François Asselineau a estimé : «Monsieur Macron fait toujours comme si l'Union européenne c'était lui et comme si les 27 autres pays étaient le doigt sur la couture du pantalon, en train d'écouter Monsieur Macron.»

    En ce sens, le haut fonctionnaire a notamment déclaré qu'Emmanuel Macron «di[sait] des choses qui [étaient] complètement incohérentes».

    Pour François Asselineau, afin que la France puisse être indépendante, «il faut sortir de l'Union européenne, de l'OTAN et de l'euro». «Cela fait 11 ans que je le dis et toute autre solution, c'est mentir aux Français», a-t-il conclu.


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  • ... il n'y aura pas de perte de pouvoir d'achat.

    Leur retraite sera préservée...

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • L'Espagne a décidé de renvoyer au Maroc les 116 migrants entrés illégalement sur son sol le 22 août par l'enclave de Ceuta. Une expulsion légale, d'après le ministère espagnol de l'Intérieur, qui s'appuye sur un accord bilatéral conclu il y a 26 ans.

    L'Espagne a renvoyé vers le Maroc, le 23 août, 116 migrants africains entrés clandestinement le 22 août via son enclave de Ceuta sur la côte maocaine, lors d'une expulsion collective et rapide, aussitôt dénoncée par des défenseurs des droits de l'homme.

    «Les 116 migrants subsahariens entrés en Espagne de manière illégale à travers la frontière de Ceuta ont été réadmis par le Maroc», a annoncé la préfecture de Ceuta dans un communiqué.

    Cette opération s'appuie sur «la réactivation» d'un accord bilatéral conclu il y a 26 ans par l'Espagne et le Maroc, a souligné la préfecture. Une porte-parole du ministère espagnol de l'Intérieur a défendu «la légalité» de «cette expulsion», en assurant à l'AFP que «toutes les conditions requises par la loi espagnole sur les étrangers avaient été remplies».

    «Une fois que le Maroc s'est montré disposé à accepter ces personnes, la police nationale est allée les chercher au centre de rétention des étrangers, elles ont été transférées à un commissariat, identifiées – avec nom, nationalité, empreintes digitales  et toutes ont eu un avocat, un interprète et une aide médicale», a-t-il plaidé.

    «Il a été proposé à tous la possibilité de solliciter l'asile et ils ne l'ont pas fait», a assuré l'Intérieur, soulignant que «les deux mineurs présents dans le groupe étaient restés en Espagne».

    Sur Twitter, l'ONG Caminando Fronteras a, elle, qualifié l'opération d'«énorme violation des droits humains par le gouvernement espagnol».

    Sa militante Helena Maleno a condamné une «expulsion collective» en disant, dans un tweet : «L'ONU l'interdit, le gouvernement espagnol l'applique.»

    Ceuta et Melilla présentent les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique. Depuis le début de l'année, quelque 3 100 migrants y sont entrés, selon l'Organisation internationale pour les migrations.

    Dans la matinée du 22 août, 116 étaient passés en force en escaladant la double barrière de Ceuta haute de six mètres et hérissée de barbelés  alors que certains jetaient «sur les agents des récipients en plastique remplis d'excréments, de sang, de chaux vive et d'acides», selon la Garde civile, qui avaient compté sept gardes-frontières blessés. Par ailleurs, plus de 25 000 migrants sont arrivés par la mer en Espagne en 2018, faisant de ce pays la première porte d'entrée de l'immigration clandestine en Europe, devant l'Italie et la Grèce.

    https://francais.rt.com/international/53508-ceuta-116-migrants-arrives-espagne-renvoyes-maroc


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  • Coffre-fort volatilisé : l'impossible traque de la compagne d'Alexandre Benalla.

    Dès le début de la garde à vue de l'ancien chargé de mission pour Emmanuel Macron, les policiers ont cherché à recueillir des informations clés dans le cadre de leur enquête. Celle-ci les aura menés à traquer la compagne d'Alexandre Benalla, en vain.

    Dans son édition du 22 août, Le Parisien publie un article relatant les moyens que la police judiciaire a mobilisés pour interroger la compagne d'Alexandre Benalla, l'ancien chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République, avant que sa procédure de licenciement ne soit entamée le 20 juillet 2018 par l'Elysée.

    Comme le raconte le quotidien, la police a visiblement enquêté, entre autres, sur la disparition d'un coffre-fort du domicile du couple Benalla. L'armoire forte aurait notamment renfermé les armes de l'ancien chargé de mission pour Emmanuel Macron, ainsi que, potentiellement, des éléments pouvant intéresser les enquêteurs. Si leur persévérance n'a pas été couronnée de succès, l'enchaînement des événements est digne d'un véritable polar.

    Dès le début de la garde à vue d'Alexandre Benalla, la police a déploré son «manque de coopération». Alors qu'il cherchait lui-même à joindre Myriam, sa compagne, il aurait en effet refusé, «pour la protéger», de dire aux enquêteurs où elle se trouvait et comment la joindre. Par ailleurs, s'il a accepté d'autoriser la police à perquisitionner son domicile, l'ancien chargé de mission pour l'Elysée aurait affirmé que seule sa compagne en avait les clés, celle-ci étant, d'après lui, «partie à l’étranger se reposer et fuir les journalistes».

    La géolocalisation de la compagne d'Alexandre Benalla aurait fini par établir, qu’à défaut d'être partie à l'étranger, elle se serait vraisemblablement trouvée dans le XVIe arrondissement de Paris. L’examen des appels émis et reçus aurait en effet montré une intense activité téléphonique qui pourrait être liée à l'annulation des formalités du mariage entre Alexandre et Myriam, qui était initialement prévu le 21 juillet.

    Le parquet de Paris a refusé d'étendre l'enquête à la disparition du coffre-fort

    Les enquêteurs n'ont pas pu compter sur le soutien du parquet de Paris. Celui-ci a en effet opposé une fin de non-recevoir au syndicat de police VIGI, qui s'est porté partie civile, et qui avait demandé le 30 juillet dernier un réquisitoire supplétif aux juges d'instruction pour étendre l'enquête à la disparition du coffre-fort.

    La raison ? Malgré le manque de coopération d'Alexandre Benalla, le Parquet s'est malgré tout rangé à ses déclarations selon lesquelles il n'y avait que des armes, détenues légalement, dans le coffre. «Le parquet fait-il preuve d’une naïveté inhabituelle ? Sa position alimente en tout cas la thèse d’un Benalla protégé par le pouvoir», déplore l'avocat de VIGI, cité par Le Parisien.

    https://francais.rt.com/france/53484-coffre-fort-volatilise-impossible-traque-compagne-alexandre-benalla

     


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  • et après tous ces menteurs (je suis poli) du gouvernement et leur chef diront que c'est une tempête dans un verre d'eau et pas une affaire d'état! lisez plutôt:

    Une promotion au titre de “lieutenant-colonel” obtenue, selon nos informations, grâce à “un ordre venu de très haut” et contre l’avis défavorable de la gendarmerie.

    Alexandre Benalla et Vincent Crase, au cœur de la tourmente depuis les révélations du Monde sur les violences du 1er mai, sont tous les deux gendarmes de réserve. La gendarmerie nationale a publié samedi une note interne, consultée par le Parisien, qui précise leur statut de “réserviste”.

    En effet, Alexandre Benalla était bien engagé auprès de la réserve opérationnelle. La note précise qu’il en a toutefois été radié “à sa demande en 2017”. Mais l’ex-chargé de mission de l’Elysée n’a pas pour autant quitté la gendarmerie.

    Bien au contraire, il est depuis cette date consulté comme “expert” au sein d’un groupe de 74 personnes auxquelles fait appel la Direction nationale quand elle ne dispose pas de “ressources en interne”. A ce titre, Alexandre Benalla est ainsi intervenu pour une mission de travail lors des incendies et agressions de casernes de gendarmerie fin 2017.

    Une promotion fulgurante…

    Une expertise qui lui confère même un grade “temporaire” : celui de “lieutenant-colonel”. Une promotion fulgurante, demandée par l’Elysée en tant que spécialiste de “sécurité des installations”, qui n’a pas été facile à imposer à la direction de la Gendarmerie.

    En effet, selon une source ayant eu connaissance du dossier, l’impétrant qui a demandé lui même ce grade d’officier supérieur, ne répondait pas aux critères. Un avis défavorable avait été émis par le service des réserves à la direction générale, mais “un ordre venu de très haut” a contraint les gestionnaires du dossier à trouver une solution.

    “C’est notre rôle de rappeler les règles, mais en état-major nous sommes habitués à faire exécuter les ordres surtout quand ça vient de l’Elysée ou de Beauvau” témoigne cette source.

    C’est comme ça qu’un simple gendarme adjoint de réserve ayant suivi deux semaines de formation en Normandie lors d’une préparation militaire et ayant effectué quelques rares missions, avec un chef de peloton nommé Sébastien Lecornu, nommé depuis secrétaire d’état à la transition écologique, s’est retrouvé lieutenant-colonel sans passage par le journal officiel.

    ===============

    lisez aussi:

    Une promotion vertigineuse dans la gendarmerie permise grâce à l’Élysée

    Une promotion qui « ulcère » dans les rangs de la gendarmerie. C’est sur proposition de l’Élysée que le brigadier-chef de réserve a en effet été nommé en 2017 lieutenant-colonel de la réserve opérationnelle, la plus prestigieuse, au titre « de la sécurité des installations » sans aucune référence militaire ou universitaire reconnue ou même professionnelle. Une promotion vertigineuse surtout pour son âge.

    « Une hérésie. Nous on passe les concours de Saint-Cyr, d’autres l’École militaire inter-armes, ou de Polytechnique ! Au mieux on peut être colonel à 40 ans à quelques exceptions si on a réussi encore le concours de l’École de guerre. C’est plutôt vers 43/44 ans pour la plupart », s’étonne un patron de groupement de gendarmerie.

    https://blogs.mediapart.fr/vilmauve/blog/220718/benalla-lieutenant-colonel-grace-un-ordre-venu-de-tres-haut

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-benalla-il-revait-d-etre-indispensable-aux-stars-21-07-2018-7828875.php

     

     


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  • Jusqu'où s'étendra l'ombre de l'affaire Benalla ? Un collaborateur de Gérard Collomb est à son tour suspecté par le site d'information LyonMag d'avoir arboré des insignes de la police nationale en octobre 2017. Le ministère de l'Intérieur se défend.

    En pleine affaire Benalla, le site LyonMag, spécialisé dans les nouvelles concernant le fief historique de Gérard Collomb, révèle qu'un collaborateur du ministre de l'Intérieur arborait les insignes de la police nationale lors d'une sortie sur le terrain médiatisée à Viry-Châtillon le 8 octobre 2017, sans faire partie des forces de l'ordre. Ironie du sort, le collaborateur en question, Arthur Empereur, postait lui-même les clichés le mettant en scène affublé de la sorte sur le réseau social Instagram, brassard police au bras et insigne sur le gilet pare-balles.

     Le ministère de l'Intérieur a cependant désamorcé très tôt toute polémique en opposant à LyonMag un droit de réponse dans lequel l'institution de la République fait savoir que cette situation n'est ni inhabituelle, ni cachée : «Comme nous l'avons précisé ce jour, à 13h25, ces brassards peuvent ainsi être utilisés par les collaborateurs du ministre [...] pour faciliter la circulation dans des zones faisant l'objet d'une protection accrue. Ils permettent de passer des barrages de police lors des déplacements des ministres.»

    Et Beauvau d'effectuer un recadrage : «Le port du gilet pare-balles et du brassard "police" par Arthur Empereur s'est inscrit dans le cadre, [...], d'un dispositif de protection assuré par les forces de sécurité intérieures, [...], exclusivement destiné à contribuer à assurer sa sécurité dans l'exercice de ses fonctions».

    Cependant, si le site d'information LyonMag reconnaît que la pratique est répandue, il estime qu'«en tant que contractuel, Arthur Empereur est dans l'illégalité».

    Et de souligner : «L'article 433-15 du code pénal rappelle par ailleurs qu'est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende le fait, par toute personne, publiquement, de porter un costume ou un uniforme, d'utiliser un véhicule, ou de faire usage d'un insigne ou d'un document présentant, avec les costumes, uniformes, véhicules, insignes ou documents distinctifs réservés aux fonctionnaires de la police nationale ou aux militaires.»

    De surcroît, un arrêté datant de décembre 2013 encadre le port du brassard de police. Tout porteur d'un tel brassard est également soumis au port du numéro d'identification individuelle, c'est-à-dire le référentiel des identités et de l'organisation (RIO). «Une information visiblement manquante sur l'accessoire d'Arthur Empereur.», précise LyonMag.

    https://francais.rt.com/france/52960-collaborateur-gerard-collomb-epingle-pour-avoir-porte-brassard-police-2017


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