• Le 15 mai dernier, au Sénat, la majorité LR a fait voter un amendement à la loi Blanquer sur « l’École de la confiance » interdisant les signes religieux ostentatoires lors des sorties scolaires. Le ministre s’est dit favorable à la neutralité religieuse dans ce genre de circonstances, mais le gouvernement a voté contre cet amendement qui clarifierait les choses, fixerait une ligne, une frontière et, surtout, permettrait de protéger les directeurs et directrices d’école. Seulement voilà, il y a un électorat musulman et des associations islamiques très actives qu’il ne faut pas mécontenter, surtout à la veille des élections. Le ministre s’est encore une fois réfugié derrière ses arguments habituels : ce serait « contre-productif », il préfère une approche « pragmatique ». En clair : la soumission. Depuis décembre 2017, on savait que Jean-Michel Blanquer s’était couché devant le voile islamique.

    L’École que nous prépare M. Blanquer et sa philosophie molle à l’égard de l’islam ne sont pas celles de la confiance. Et encore moins du courage.

    Vous pensez que j’exagère en parlant de soumission à l’égard des associations musulmanes ? Que nenni. L’inénarrable Marlène Schiappa vient d’en donner une confirmation stupéfiante. Devant l’agitation suscitée sur les réseaux sociaux de la communauté musulmane par cet amendement qui ne faisait que rappeler et renforcer l’exigence de neutralité religieuse dans les activités de l’école publique, le ministre à l’Égalité entre les femmes et les hommes a répondu par un tweet. Petit extrait de cette soumission ordinaire avec ce dialogue entre AssoLallab et le ministre Schiappa :

    « Bonjour @MarleneSchiappa nous espérons une condamnation de cet amendement de votre part. Ce dernier discrimine et marginalise clairement une partie de la population : les femmes et notamment les mères de familles.
    – Bonjour, J’y suis personnellement opposée (discrimination) et je pense qu’il sera supprimé en CMP ou à l’Assemblée nationale. »

    Comme c’est touchant, ce dialogue matinal entre femmes : quelle gentillesse, quelle confiance, on dirait presque un épisode de Charlotte aux fraises au Fraisi-Paradis. Ben oui, la loi s’intitule « Pour une École de la confiance », et certains l’ont bien compris.

    Au moins, les choses sont claires : avec Blanquer et Schiappa, la confiance – pardon : la soumission – est en marche au sein de l’École publique.

    https://www.bvoltaire.fr/femmes-voilees-en-sortie-scolaire-blanquer-se-couche-schiappa-se-prosterne/


    1 commentaire
  • Emmanuel Macron, Penelope, Marielle et sa « gouvernante » : la fable des emplois fictifs (et la morale !)

    Gouverner, tout un art. Et quand il s’agit d’un pays comme la France, un art supérieur. Mais gouverner la Macronie, c’est aussi un sacré truc. Entre les pilotages de l’ordre public en mode Castaner-LBD, les intrusions d’Alexandre Benalla au cœur du pouvoir – et dans les manifs où il n’avait rien à faire non plus – et les étranges façons de gouvernante de Mme Loiseau qui voulait donner deux claques à M. Dupont-Aignan, on est un peu surpris de la gouvernance de la majorité d’Emmanuel Macron.

    Gouvernante ? C’est justement un problème de gouvernante – et donc un nouveau problème de gouvernance pour Emmanuel Macron – que vient de révéler L’Obs pour une autre « tête » de la Macronie : Marielle de Sarnez, 68 ans, bras droit de François Bayrou, députée de Paris et présidente de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, éphémère ministre des Affaires européennes en 2017, et bien plus longtemps députée européenne MoDem, de 1999 à 2017.

    En pleine campagne pour les élections européennes, justement, l’affaire est embarrassante pour la Macronie. Nous savions que si François Bayrou et Mme de Sarnez avaient dû démissionner au printemps 2017, c’est qu’une enquête préliminaire avait été ouverte pour « abus de confiance » concernant des soupçons d’emplois fictifs visant des eurodéputés et leurs assistants parlementaires, en particulier MoDem.

    Visiblement, l’enquête a passé le stade des préliminaires et L’Obs a recueilli le témoignage éloquent de Karine Aouadj, rémunérée pendant plus de dix ans par le Parlement européen mais qui avoue avoir essentiellement travaillé pour Marielle de Sarnez, non pas en tant qu’attachée parlementaire, mais comme… « gouvernante ».

    Aux enquêteurs, elle a déclaré : « Le travail que j’ai effectué en tant qu’assistante parlementaire est dérisoire. » Elle le chiffre à 4 % de son temps de travail. Elle ne serait allée à Strasbourg que « pour le dîner de Noël des collaborateurs ». Elle reconnaît sans détours : « J’ai été son assistante personnelle, jamais son assistante parlementaire européenne. » Et elle donne des exemples, une jolie liste à la Prévert que les tweetos se sont amusés à reprendre et à compléter, comme il se doit : « organisation de week-ends de loisirs, réservation de restaurants, de billets de train, pressing, etc. ».

    « Soupçon d’emplois fictif », donc, pour le MoDem et la Macronie. Cela fait désordre et nous ramène à l’affaire Fillon, et à cette pauvre Penelope, qui ouvrit la voie de l’Élysée à Emmanuel Macron. Quelqu’un parlait, ici, de retour de boomerang ? Faut-il mettre un s à boomerang quand il y en a plusieurs ?

    https://www.bvoltaire.fr/emmanuel-macron-penelope-marielle-et-sa-gouvernante-la-fable-des-emplois-fictifs-et-la-morale/


    1 commentaire
  • l y a les jeunes mariés qui, pour leur voyage de noces, rêvent de soleil, plage, cocotiers, farniente, en deux mots, d’une douce tranquillité. Et il y a les autres, ceux qui ont besoin de piment. C’est le cas du couple de Français qui avait opté pour un safari en Afrique, au Bénin, pays pourtant déconseillé aux vacanciers en raison de la présence de groupes djihadistes. Pris en otages puis libérés grâce à l’intervention de l’armée française – par des soldats d’élite appartenant au commando Hubert -, ils sont sains et saufs. Mais pas Cédric de Pierrepont, ni Alain Bertoncello.

    À 18 ans, Cédric entre dans la Marine nationale. À 19, il intègre la spécialité de fusilier marin et termine major sur 47 au brevet élémentaire. À moins de 21 ans, il réussit le « stage commando » et poursuit sa brillante ascension en étant promu second maître (l’équivalent de sergent). Il obtient, ensuite, son brevet d’aptitude technique fusilier marin commando et, à 26 ans, devient nageur de combat. Il rallie donc le commando Hubert, où il exerçait en tant que chef de groupe depuis 2018. En outre, il avait reçu quatre citations et, entre autres médailles, celle de la médaille d’or de la Défense nationale. Il meurt à 33 ans.

     À 20 ans, Alain entre aussi dans la Marine nationale et, tout comme son camarade, il choisit, à 21, la même spécialité dont il réussira les épreuves la même année. À 26 ans, il devient nageur de combat et rejoint, lui aussi, le commando Hubert. Missions de défense des intérêts maritimes français, opérations extérieures (Qatar, Levant, Sahel), lui aussi avait été cité et décoré de plusieurs médailles, dont également celle d’or de la Défense nationale. Il meurt à 28 ans.

     Voilà ces deux jeunes hommes au mental et aux compétences hors du commun. Dont le ministre des Armées Florence Parly loue le « sacrifice qui nous dépasse tous ». Ah oui, cela nous dépasse, nous, d’envoyer au casse-pipe deux brillants officiers mariniers du prestigieux commando Hubert, et cela, pour récupérer deux touristes en mal d’aventure, inconscients ou ignares de la situation du pays ! Car, enfin, si les maîtres de Pierrepont et Bertoncello sont entrés dans la Marine nationale en toute connaissance des risques mortels encourus, ils s’y sont engagés avant tout pour combattre, donc pour vaincre !

     Ils seraient également « morts pour la France ». « Morts pour la France » ou morts pour sauver deux pékins qui n’auraient jamais dû se trouver là ? Partis en safari dans le parc de la Pendjari, qui plus est au nord encore plus risqué, précisément là où ils ont été enlevés en même temps que leur guide qui a été tué. Les fusiliers marins n’ont, évidemment, pas eu l’ordre de sauver la France – madame Parly manque singulièrement de mesure – mais de sauver la vie des professeurs en lune de miel Patrick Pique (51 ans) et Laurent Lassimouillas (46 ans), qui se sont trouvés de leur plein gré en terre étrangère, connue pour ne pas être spécialement sûre.

    Des morts pour la France, donc, dont les familles seront sans doute, plus tard, reçues par le président de la République. En attendant, ce samedi soir, Emmanuel Macron, accompagné d’un aréopage constitué de Florence Parly, de Jean-Yves Le Drian et de François Lecointre, chef d’état-major des armées, accueille en personne les chanceux inconscients à Villacoublay. Des héros malgré eux, en somme…

    https://www.bvoltaire.fr/morts-pour-la-france-ou-pour-sauver-deux-irresponsables/


    1 commentaire
  • Des 33 listes au départ, on ne sait pas encore si toutes seront présentes dans les bureaux de vote, le 26 mai, mais il est assuré que toutes n’atteindront pas la barre des 5 %, au-dessous de laquelle on ne peut avoir d’élus. Ce n’est pas grave pour les toutes petites listes qui profitent de l’élection européenne pour se faire un peu de publicité, l’espace d’une campagne. C’est plus important pour les partis et mouvements qui participent régulièrement au débat politique car leur score, malgré l’abstention prévisible, illustrera leur influence dans le corps électoral. Parmi eux, le PS et Debout la France pourraient bien n’avoir aucun élu.

    Les sondages, à trois semaines du scrutin, ne sont qu’indicatifs mais ils donnent une idée de l’ordre d’arrivée. En tête du peloton, le Rassemblement national et l’alliance LREM-MoDem-Agir-MRSL. Ils se talonnent, mais leur avance est telle sur leurs concurrents qu’ils ne seront jamais rattrapés. Viennent, ensuite, Les Républicains, qui doivent une fière chandelle à François-Xavier Bellamy, La France insoumise, Europe Écologie Les Verts : ils sont assurés d’avoir quelques élus. Mais le PS-Place publique, malgré le soutien de Christiane Taubira, Génération-s, Debout la France, sont actuellement en dessous des 5 % et risquent fort de revenir bredouilles de cette élection. Ne parlons pas des Patriotes de Florian Philippot ni du Parti communiste !

    À gauche, les voix se dispersent, le PS poursuit sa chute, apparemment irréversible : de 8 eurodéputés sortants – ce qui n’était, déjà, pas beaucoup pour un parti alors majoritaire –, il pourrait passer à 0 ! Il faut dire qu’il ne s’est pas remis de sa défaite cuisante aux présidentielles et que le mandat de François Hollande n’a pas contribué à le promouvoir. Sans compter tous les élus qui ont soutenu ou rejoint Macron et ne jurent, maintenant, que par lui – en attendant de s’en séparer, pour ne pas couler avec lui, au cas où son naufrage se confirmerait. Ce n’est pas la première fois que le PS tombe si bas : il n’avait pas fière allure avant que Mitterrand ne le redressât. Mais on ne voit, à l’horizon, aucune personnalité capable de reconstruire l’unité de la gauche.

    Du côté des souverainistes et des eurosceptiques, Florian Philippot ne décolle pas, malgré la couverture médiatique dont il dispose encore, héritée de l’époque où il était vice-président du FN : sans doute les Français n’apprécient-ils pas ceux qui crachent dans la soupe après s’en être longuement nourri. Quant à Nicolas Dupont-Aignan, qui a préféré faire cavalier seul, il n’est pas certain d’avoir des élus et aura tout le loisir, après le 26 mai, de s’interroger sur la pertinence de sa stratégie. S’il s’était allié avec Marine Le Pen, comme au second tour des présidentielles, au prix de quelques concessions réciproques, le problème ne se poserait pas de savoir qui, du RN ou de LREM, passerait en vainqueur la ligne d’arrivée.

    Finalement, qu’on le regrette ou non, l’intérêt de cette élection se résume au duel entre Macron et Marine Le Pen, respectivement représentés par Nathalie Loiseau et Jordan Bardella. Les médias sont obligés de reconnaître que le second est plus dynamique que la première. Nathalie Loiseau, si elle fait figure d’élève studieuse de l’Europe, ne brille ni par son talent oratoire, ni par l’attractivité du projet qu’elle est chargée de défendre. Le réduire à une opposition entre « progressistes » et « nationalistes », entre gentils et méchants, est trop simpliste et caricatural pour convaincre. Si sa liste arrivait en second, ce serait la juste conséquence de l’ambiguïté des options de notre Président et de son impopularité.

    https://www.bvoltaire.fr/europeennes-rares-sont-les-listes-qui-passant-la-barre-des-5-pourront-avoir-des-elus/


    1 commentaire
  • Les dernières injures « Suicidez-vous ! » adressées aux forces de l’ordre sont bien évidemment ignominieuses ; elles sont d’autant plus haïssables qu’elles font écho à un triste chiffre de 29 suicides depuis le début de l’année et semblent comme faire une concurrence dans la noirceur avec les suicides, tous les deux jours, d’agriculteurs.

     Et comme à chaque fois, on constate, on déplore l’inacceptable, on annonce des initiatives pour contrer cette détresse, ces conditions de travail déplorables, mais les change-t-on, puisque le chiffre de morts par désespoir, par sensation d’abandon, grandit ? Souvenons-nous des nombreuses manifestations de policiers disant leur mal-être, le peu de soutiens hiérarchiques, leur perception de la réalité des cités dites de non-droit. Où était le relais médiatique ?

     Ce « Suicidez-vous ! » occupe l’antenne avec la question : qui sont les auteurs ? Casseurs, Black Blocs, ultra-gauche, ultra-jaune (le nouveau mot !) ? Mais en quoi la réponse éclairera quoi que ce soit, est-ce qu’elle améliorera la condition de vie de ces corporations évoquées ? Hélas, non ! Et est-ce que cela permettra à certains de ces indignés d’un jour des plateaux de télé de bien poser le problème de fond en le replaçant dans des contextes de haine généralisée depuis des décennies et qu’ils ont pourtant bien connus ?

    Remontons dans le temps : rappelons déjà les slogans « La police tue » écrits sur les affiches de la CGT ; la section CGT de l’entreprise Publicis désignant de façon abominable « Poulets rôtis » et « Poulets grillés » les policiers gravement brûlés par ces insaisissables gauchistes lors d’un 1er mai.
    On n’arrive pas à appréhender ces enragés encagoulés, on n’arrive pas non plus à connaître ou punir les auteurs de ces appels au meurtre : ainsi, qui sont ceux qui ont graffité à la Sorbonne « Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort ! » ?

     Est-ce qu’il y a poursuites judiciaires quand sont floqués sur des tee-shirts « Il y a urgence, la police assassine ! » ? Idem pour les tags à la faculté de Jussieu « J’ouvre une bouteille à chaque fois qu’ils ferment le cercueil d’un flic ! » ? Ou ceux des antifa « La peine de mort est abolie, mais la police l’applique dans la rue ! », etc. La liste est, hélas, très longue !

     Et si l’on remonte dans le temps, ce 68 tellement vénéré ne pose aucun problème quant à ses violences et dégradations, pas plus qu’avec ses slogans dont « CRS = SS » à tous nos anciens révolutionnaires embourgeoisés, casseurs hier, pleureuses politico-médiatiques aujourd’hui ; ils ont lancé l’esprit « Libé » et « Charlie », se moquant de tout sans aucun scrupule ni aucune retenue, mais s’indignent étonnamment aujourd’hui… certes, de manière sélective. Ainsi, les exemples cités plus haut n’ont pas suscité de réelles nausées chez ces donneurs de leçons à géométrie variable ; pas plus que lors du tweet de cette élue de Bretagne suite à l’égorgement du père Hamel par des islamistes : « Le curé martyr aura-t-il droit à 70 enfants de chœur ? » ou celui de ce scribouillard de Libé « J’espère que les assaillants étaient d’anciens scouts abusés par le prêtre » !

     Ces indignés médiatiques vont même invoquer le droit à la création, à la liberté d’expression en écoutant ces rappeurs, qui ont « toujours le sourire aux lèvres quand un flic crève », dont les clips passent sur les ondes, donnent des concerts : « J’aime quand un flic va à l’enterrement de ses collègues » « Sans hésiter, il faut les fumer ! » « Où sont les condés, on va les plomber, combien de décédés, on peut plus compter », et puis, pour élargir les gens à éliminer « Je rentre dans les crèches et je tue les bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs… »

     Cet article n’a pas pour but d’occulter des violences commises par des brebis galeuses chez les forces de l’ordre, comme d’ignorer les manques de clarté en haut lieu. Il veut s’offusquer de tous ces appels au meurtre abjects et faire remarquer, aussi, l’indignation hypocrite de ces pompiers incendiaires de jadis devenus amnésiques.

    https://www.bvoltaire.fr/suicidez-vous-ignoble-oui-que-dire-alors-de-crs-ss-et-la-police-tue/

     


    1 commentaire
  • Il se prénommait Philippe, il venait d’avoir 70 ans et vivait dans un joli petit village de Seine-et-Marne, Vulaines-sur-Seine. Un simple retraité qui, en toute quiétude, coulait des jours heureux dans la ruralité à proximité de la forêt de Fontainebleau et du musée Stéphane-Mallarmé.

     Hélas, ce douze avril, sa route croisa celle de deux individus qui n’avaient qu’un but : l’agresser pour le voler, au besoin en lui prenant la vie. Aux environs de 23 h 00, Philippe arrive en train en provenance de Paris à la gare SNCF de Fontainebleau-Avon. Alors qu’il descend au deuxième étage du parking couvert de la gare, où il s’apprête à récupérer sa voiture, il est victime d’une agression d’une rare lâcheté. Deux jeunes hommes se jettent sur lui, le rouent de coups au visage puis l’étranglent avant de disparaître en courant. Toute cette violence dans un seul but : lui voler son téléphone et son ordinateur portable.

     Suite à cette attaque, une enquête est ouverte par le service régional de la police des transports. Très vite, grâce à la vidéosurveillance épluchée par les enquêteurs, deux suspects, âgés de 26 ans, sont identifiés. Trois jours plus tard, ils les interpellent porte de Montreuil, dans le 20e arrondissement de Paris, et les placent en garde à vue. Mercredi, à la fin de cette dernière, ils sont mis en examen et écroués. La victime, elle, a été transportée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, elle souffre d’une fracture du nez et d’une paralysie du côté gauche. Ces racailles n’y ont pas été de main morte puisque le procureur de la République de Fontainebleau indiquait que, dès son évacuation de la gare, Philippe était déjà en état de mort clinique. Le 16 avril après-midi, il décédait sans avoir repris connaissance.

    Mais qui sont ces deux meurtriers ? Le Parisien ainsi que La République de Seine-et-Marne ont relaté le drame et sa conclusion. Ce sont deux « migrants » algériens, « sans domicile fixe », « en situation irrégulière sur le territoire français » qui ont commis cette abomination, âgés de 27 ans. Sauf erreur de notre part, ce « fait divers » n’a pas été repris par les autres médias. Une question : si deux jeunes Français avaient tué un immigré de 70 ans dans les mêmes conditions, aurions-nous eu une couverture médiatique aussi légère ? L’information n’aurait-elle pas fait le buzz et associations, artistes et pseudo-philosophes n’auraient-ils pas joué les accusateurs car, nécessairement, le meurtre aurait été d’inspiration raciste ?

     En attendant, chaque jour, des milliers de Français récupèrent, la peur au ventre, leurs véhicules dans des parkings, comme Nathalie, qui avoue que cela lui arrive rarement de revenir après 21 heures à cette même gare où le retraité a été agressé : « Car il y a toujours des jeunes qui squattent le parking et cela n’est pas rassurant. »

    Philippe, 70 ans, assassiné!

    https://www.bvoltaire.fr/il-se-prenommait-philippe-il-avait-70-ans-et-les-medias-font-silence/


    1 commentaire
  • Hommage

     


    2 commentaires
  • Confusion ? CNews utilise des images de 2018 pour illustrer le «bain de foule» de Macron au Touquet.

    Dans une séquence consacrée à la venue d'Emmanuel Macron au Touquet le 21 avril 2019, la chaîne d'information a diffusé des images montrant Emmanuel Macron serrer des mains... aux côtés d'Alexandre Benalla. Une scène datant du début de son mandat.

    «Même en tenue de sport et en vacances, il se prête au jeu des photos», commence la voix off d'une séquence diffusée par CNews (mais retirée depuis du compte YouTube de la chaîne), consacrée à la venue d'Emmanuel Macron au Touquet, dans le Pas-de-Calais. Sur les images accompagnant le commentaire, présentées comme datant du 21 avril 2019, photographies et poignées de mains. Mais la vidéo utilisée en début de reportage date en réalité de 2018, comme l'a repéré, entre autres, le journaliste et militant Juan Branco.


    1 commentaire
  • Sondage : Emmanuel Macron et son monde battent un nouveau record d’impopularité

    L’incendie de Notre-Dame aurait pu être une « divine surprise » pour la popularité en berne du président de la République. Et le vrai-faux (ou faux-vrai) sourire échangé avec son Premier ministre le soir du drame, qui fait couper les cheveux en quatre à tous les décodeurs de la Macronie, pouvait laisser croire aux plus malintentionnés qu’en haut lieu on trouvait à l’événement quelque motif de satisfaction. Un sondage BVA paru vendredi enregistrait déjà un bond de trois points.

    Mais très vite, comme souvent avec Emmanuel Macron, l’excès le trahissait. À la réaction unanimement saluée du lundi soir succéda le discours justement critiqué du mardi. Et puis les questions s’accumulent sur les responsabilités, les cagnottes et les projets de reconstruction. Et enfin la crise des Gilets jaunes n’a pas disparu dans les fumées de Notre-Dame qui ont simplement éclipsé les réponses du Président, déjà connues, et sans effet.

     Un sondage Opinionway, réalisé les 17 et 18 avril, soit après le drame de Notre-Dame, et publié samedi, vient doucher les espoirs, parfois ouvertement exprimés, des membres de la majorité. Emmanuel Macron ne recueille plus que 27 % d’opinions favorables, en baisse de 5 points par rapport au mois de mars. Le score le plus bas depuis son entrée à l’Élysée il y a deux ans.

    Mais la chute frappe tout son gouvernement : Édouard Philippe bat lui aussi son record, à 29 % (-2) ; Christophe Castaner – est-ce étonnant ?- chute de 5 points… Même le ministre des Armées, Florence Parly, perd 6 points.

    Ce même sondage indique aussi un soutien stable des Français aux Gilets jaunes, à 48 %. Décidément, pas de répit ni de résurrection pour la Macronie en ce dimanche de Pâques. Et il faudra que Christophe Castaner trouve autre chose que son invention des « ultra-jaunes » pour venir à bout de cette révolte. Ou peut-être qu’en haut lieu, on songe à changer M. Castaner ?

    Ces chiffres confirment les tendances lourdes d’une impopularité qui s’installe et se diffuse dans tout le gouvernement : Macron entraîne tout son monde avec lui.

    La question que beaucoup de Français se posent aujourd’hui, avec cet Acte XXIII qui a donné lieu aux mêmes scènes de violence à Paris, c’est qu’il ne faudrait pas que ce Président entraîne aussi le pays dans sa chute, par son incompréhension et l’inadaptation de ses réponses tant politiques qu’économiques et sécuritaires, dans une crise encore plus grave. Le Monde rapportait ce propos d’un gilet jaune modéré, pompier de son état, recueilli à Paris samedi : “Ça va mal tourner...” C’est aussi ce que pressentent les Français, sondage après sondage.

    Impopulaire?

     

    https://www.bvoltaire.fr/sondage-emmanuel-macron-et-son-monde-battent-un-nouveau-record-dimpopularite/

     


    1 commentaire
  • Les misérables passent à la trappe


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique