• Un côté serpent qui s'apprête à mordre.

    Bruno Le Maire rencontre le 8 novembre son homologue Peter Altmaier, officiellement pour évoquer l’avenir de la zone euro. Mais des négociations sur la présidence de l’Eurogroupe pourraient être au programme officieux de cette rencontre.

    Le calendrier semble idéalement organisé. En effet, alors que bruissent dans la presse française des rumeurs de remaniement ministériel, un nouveau job prestigieux est à prendre… au niveau européen. C’est celui du président sortant de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem dont le successeur devrait être élu le 4 décembre prochain. Et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire pourrait bien briguer le poste.

    Bruno Le Maire, lui fait pour le moment figure d’outsider. Mais il a déjà une qualité indispensable pour briguer le poste : il est ministre des Finances en exercice.

    Mais surtout, le poste pourrait voir ses prérogatives s'élargir très sérieusement, si les vœux de l'actuel et très influent président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker étaient exaucés. Ainsi, lors de son discours-programme annuel sur l'état de l'UE à Strasbourg, le 13 septembre, il avait déclaré : «Je ne voudrais pas que l'on crée un nouveau poste, je demande pour des raisons d'efficacité que le commissaire [européen] chargé de l'Economie et des Finances devienne ce ministre – idéalement vice-président de la Commission européenne – et soit également le président de l'Eurogroupe.»

    Mais pourquoi Bruno Le Maire devrait-il s’inquiéter pour son maroquin à Bercy ? Il n’était finalement même pas cité dans l’article du Parisien, publié le 4 novembre et titré «Remaniement : spéculations et manipulations vont bon train». Toutefois, un indiscret publié dans l’édition du Canard enchaîné datée du 1er novembre révélait l’état exécrable des relations entre le président de la République et l’un de ses principaux ministres. Emmanuel Macron n’aurait pas pardonné à Bruno Le Maire d’avoir commandé à l’inspection générale des finances un rapport sur la désormais célèbre taxe sur les dividendes qui doit être rendu public le 10 novembre. Or, cette taxe a été décidée à l’été 2012, quand Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de l’Elysée, chargé des dossiers fiscaux. C’est ce qui aurait inspiré, selon le palmipède, citant un conseiller de l’Elysée, ce jugement sans appel du chef de l’Etat à l’égard du ministre des Finances : «C’est un être sournois qui a peur d’assumer une décision dont il sait qu’elle peut nuire à son image. Il a un côté serpent qui s’apprête à mordre.»

    https://francais.rt.com/economie/45369-bruno-le-maire-sournois-macron-berlin-gouvernement


  • Commentaires

    1
    Mercredi 22 Novembre à 17:15

    en tous cas, c'est bien ficelé pour nous embrouiller !!!

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