• Vivre ensemble au quotidien

    Vivre ensemble au quotidien

                                                                                                           Le personnel a exercé son droit de retrait ce dimanche suite aux débordements d’une trentaine de jeunes survenus la veille.

    « I-NAD-MI-SSI-BLE. » En ce dimanche écrasé sous la chaleur, les usagers de la piscine des Migneaux, à Poissy, n’ont pas d’autre mot. Ils se cassent le nez, les uns après les autres, sur le portail fermé de l’établissement, apprenant par la même occasion les incidents qui ont émaillé la fin d’après-midi de samedi.

    Tout commence, samedi vers 16 heures. Un groupe d’une vingtaine de jeunes se présente à l’entrée. Ils n’ont pas les maillots de bain réglementaires. Deux tentent de pénétrer en force. Le personnel résiste comme il peut mais les trublions finissent par entrer. Quelques insultes fusent au passage. Une heure plus tard, la fermeture approche. 950 personnes se trouvent dans l’enceinte de la piscine. Le groupe est turbulent. « Certains ont fumé du cannabis et consommé de l’alcool qu’ils ont introduit dans une bouteille en plastique. Plus tard, l’un d’eux m’a craché dessus », raconte un agent de sécurité.

    Le ton monte. Les maîtres-nageurs s’en mêlent et tentent de leur interdire de monter sur les plongeoirs mais le cordon ne résiste pas. Juchés sur les planches, ils sautent, manquant même de se percuter entre eux. Puis ils balancent dans le bassin des perches, transats et autres morceaux de bois trouvés sur place. Le calme revient vers 18 heures. Enfin, dans le bassin, car en partant, la bande caillasse des voitures du personnel stationnées à l’extérieur. Choqué, le personnel décide d’user de son droit de retrait pour le lendemain pour au moins 24 heures : la piscine doit fermer.

    Le maire (LR) de Poissy, Karl Olive, s’est rendu ce dimanche matin à la piscine, un équipement géré par la communauté urbaine de Grand Paris Seine & Oise (GPSO). « Cela ne s’est jamais produit en 20 ans et c’est intolérable, lâche, très remonté, l’élu. D’autant que des bandes sont déjà venues la semaine dernière. Il semble que l’endroit soit devenu un lieu de rendez-vous pour des bandes du secteur. Je me dois de protéger les agents et assurer la sécurité des lieux tout en présentant mes excuses aux usagers pour la gêne occasionnée. » Karl Olive a prévenu le sous-préfet, le président de GPS & O. Il réclame avec insistance des effectifs de police pour assurer la sécurité du site et de son personnel.

    http://www.leparisien.fr/yvelines-78/poissy-la-piscine-fermee-apres-des-incidents-08-07-2018-7812159.php


  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Juillet à 19:40

    ... ça ne s'arrange pas... merci quand même aux "bisounours" de tous poils!!!

     

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