• Les bras m’en tombent. Les hauts-fonctionnaires français sont tellement débiles et imbus d’eux-mêmes, que 80 ans de pratique de la Sécurité sociale ne leur suffisent pas pour mettre en place une gestion sérieuse. Leur j’men foutisme a laissé s’installer une escroquerie à côté de laquelle celle au CO2 est une galéjade.


    110 millions d’inscrits, 84,2 millions en vie pour 67 millions en réalité. 3,1 millions de centenaires pour 21 000 selon l’INSEE. 450 milliards de dépenses et de 7 à 45 milliards de gâchis. La Sécurité sociale a été créée en 1945, et en 2019, le Premier ministre a chargé deux élus du peuple de mener une mission d’enquête sur la fraude sociale – autrement dit, les milliers de fonctionnaires en charge de cette importante administration sont infoutus de faire leur travail correctement. 


    Carole Grandjean, députée LREM et Nathalie Goulet, sénatrice UDI ont dévoilé, mardi 3 septembre, leurs premières propositions pour lutter contre ce qui a été pudiquement présenté comme « la fraude sociale » – en réalité une hémorragie inexcusable et d’une ampleur incompréhensible.

    Le détail de la fraude, la nature de la problématique sont parfaitement bien expliqués dans l’article de mon confrère Jean-Victor Semeraro, sur Capital, et je ne vais pas vous refaire l’inventaire. Lisez-le cependant. 

    Ce que je veux, c’est me concentrer sur les points que le magazine économique ne développe pas.


    Pourquoi faut-il une mission du parlement pour trouver des solutions à la fraude dans une administration supposément gérée ? La Sécurité sociale n’a pas d’organe interne de contrôle ? Elle n’a a pas de direction ? Il n’y a pas une seule tête bien faite à la direction ? Personne n’a été foutu de régler leur problème interne – un trou béant d’une proportion à mettre en faillite n’importe quel organisme privé ?

    Il y a clairement à la Sécurité sociale des gens qui ne font pas leur travail.

    Et personne n’est sanctionné pour gaspiller l’argent des contribuables depuis tant d’années – des montants assez faramineux – alors que les Français tirent la langue ?

    Que font les gestionnaires de cette administration ? Ils dorment toute la journée ? Ils sont payés et ils ne font pas leur travail. Pourquoi ? Que font-ils d’autre ?

    L’ex-chef d’entreprise auteur de ces lignes vous dit ceci. 

    • Si une fraude aussi facile et évidente à déceler que la différence entre le nombre réel de Français et le nombre de Français en vie selon la Sécu leur passe sous le nez,

    • S’ils ne savent pas s’occuper d’un écart de plus de 3 millions de personnes centenaires par rapport à la réalité de 21 000,

    • S’il leur faut du renfort extérieur venant de deux parlementaires dont l’expérience de la marche d’une entreprise est loin d’être démontrée,

    Et bien c’est que la fraude est très importante, dans d’autres domaines que celui qui vient d’être détecté.

    Et si les contrôleurs de cette administration ne voient pas une erreur de 17 millions, alors ils ne voient pas le gaspillage, la gabegie là où il n’y a pas de fraude, et croyez-moi, elle doit être vraiment salée.

    La fraude sociale, c’est l’arbre qui cache une forêt que vous ne verrez jamais : je vois mal qui va s’attaquer aux fonctionnaires – et aux syndicats qui trempent là-dedans jusqu’aux oreilles.

    Conclusion

    Voilà pourquoi un monopole est toujours une affaire malsaine qui coûte très cher aux consommateurs. Cette Sécurité sociale, ce n’est pas une bonne affaire pour les Français. C’est bon pour l’Etat, qui ainsi s’assure un meilleur contrôle sur la vie privée des gens (une des raisons pour lesquelles j’ai quitté la France), mais pas pour les consommateurs.

    Si les Français avaient la liberté de s’assurer et de constituer leur pension où ils veulent, ils ne choisiraient peut-être pas l’Etat. Ils mettraient les  assurances en concurrence, y compris celle offerte par la Sécurité sociale, et que le meilleur gagne. Pour gagner des parts de marché, des assureurs offriraient les meilleurs services possible pour le meilleur prix – comme Free dans le domaine de la téléphonie. Quand France Télécom avait le monopole de la téléphonie mobile, ma facture n’était pas 20 euros par mois, mais 6000 francs de l’époque.

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg 


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    la rentrée des classes en Algérie, en 1959.

    a semaine qui vient sera celle de la rentrée des classes. L’occasion d’évoquer les feuilles des marronniers qui vont bientôt se ramasser à la pelle dans les cours de récré, quand il y a encore des marronniers dans les cours de récré…

    En 1959, la rentrée avait été avancée à la mi-septembre (11 septembre, exactement, dans les classes du premier et du second degré, conformément à un arrêté du mois de mars de la même année). Il est vrai que les grandes vacances avaient débuté le 1er juillet et non le 14, comme c’était le cas jusqu’alors. L’État estimait que les vacances d’été paraissaient interminables mais, finalement, se contentait de les décaler de deux semaines !

    En 1959, l’Algérie, c’était (encore) la France, et malgré les « événements » (on ne disait pas « la guerre »), la vie continuait. Dans un reportage, tourné à l’occasion de la rentrée des classes maintenue au 1er octobre dans les départements d’Algérie, on apprend que 780.000 enfants, garçons et filles, soit 50.000 de plus que l’année d’avant, y étaient scolarisés, et que le plan de scolarisation gouvernemental prévoyait l’ouverture de 2.000 classes par an avec, en prévision, pour 1965, 1.300.000 enfants d’Algérie qui devraient alors recevoir un enseignement primaire du type métropolitain.

    Un exemple de « crime contre l’humanité », pour reprendre les mots d’Emmanuel Macron à propos de la colonisation…

    Un  crime contre l'humanité

     

     https://www.ina.fr/video/AFE85008455/la-rentree-des-classes-en-algerie-video.html

     

     

     

     

     

     


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  • Quand la fibre optique du quartier traverse la route, à même l'asphalte.

    c'est pas très sérieux tout çà...

     

     Voici une histoire pour le moins saugrenue. Sur Twitter, un certain Yannick, sapeur-pompier dans le Var, relate sa mésaventure concernant la réparation de sa fibre optique aérienne. Client SFR privé des services internet depuis plus d’un mois, son FAI a opté pour une solution radicale mais malheureusement provisoire : un câble qui traverse la route.                                                                                           
    Comme l’on pouvait s’y attendre, le câble a cassé seulement trois jours après l’intervention. Afin d’éviter tout danger, Yannick a contacté le service urbanisme de sa commune qui s’est empressé de le retirer. En réaction à son Tweet, RED by SFR a simplement répondu : « Bonjour, nous constatons que le service client a pris ce dossier en charge. Nous vous souhaitons une excellente fin de journée ».

    On ignore si Orange, propriétaire des infrastructures, a une part de responsabilité dans cette affaire. Notamment en interdisant à SFR de procéder à une intervention directement sur les poteaux. Une autre hypothèse est un technicien un peu trop pressé de partir en vacances. Quoi qu’il en soit, la solution proposée n’était à l’évidence pas à la hauteur…

    c'est pas très sérieux tout çà...

     On apprécie la désinvolture du service client SFR. Je suis fibré depuis janvier et je n'ai jamais rencontré ou entendu causer d'un tel incident.

    https://www.tomshardware.fr/quand-la-fibre-optique-du-quartier-traverse-la-route-a-meme-lasphalte/

     

     


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  • Indignation à géométrie variable

     

    Alors que les feux en Amazonie dominent l'actualité et que le sujet doit s'inviter au G7, les incendies en Afrique sont plus nombreux encore, selon les données de la Nasa. Ces derniers seraient liés à la pratique de l’agriculture sur brûlis.

    A grand renfort de photographies plus impressionnantes les unes que les autres diffusées sur les réseaux sociaux – mais souvent trompeuses, comme celle publiée par le président français Emmanuel Macron qui date de plus de 16 ans –, les incendies en Amazonie se sont imposés comme un sujet d'actualité majeur depuis plusieurs jours. A tel point que le dirigeant français souhaite faire une place à ce dossier dans l'agenda très chargé du G7.

    Pourtant, depuis 48 heures, si l'on se fie aux données satellite de la Nasa, les incendies qui ravagent l'Afrique subsaharienne (de l'Angola à la RDC, en passant par la Tanzanie ou encore en Zambie), sont plus nombreux encore que ceux d'Amérique du Sud, sans pour autant que cela ne suscite le même émoi. Repérée par des internautes, la carte fournie en temps réel par le Système d'information sur les incendies pour la gestion des ressources (FIRMS) de la Nasa qui montre le grand nombre de feux en cours dans la région laisse en effet peu de place au doute.

    Le 23 août, l'agence Bloomberg, s'appuyant sur les données satellitaires de la Nasa analysées par la société Weather Source, rapportait que dans les 48 heures précédentes, 2 127 incendies avaient été recensés au Brésil, contre 6 902 en Angola et 3 395 en République démocratique du Congo.

    Indignation à géométrie variable

     

    Début juin, la Nasa rapportait que «les incendies [étaient] monnaie courante en Afrique à cette période de l'année». Pourquoi ? L'explication la plus plausible, selon l'agence américaine, est à chercher du côté des pratiques agricoles de cette région du monde : l’agriculture sur brûlis, soit le fait de défricher (rendre propre à la culture) des zones forestières par le feu.

    D'après cette analyse de la Nasa publiée début juin, les incendies en Afrique subsaharienne représentent environ 70% de la superficie brûlée dans le monde.

    https://francais.rt.com/international/65222-feux-foret-amazonie-afrique-subsaharienne-indignation-geometrie-variable

    Indignation à géométrie variable

     


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  • Alors que Trump dit vouloir une loi pour encadrer davantage la vente d'armes à feu, certains produits à première vue inoffensifs sont tout bonnement interdits de séjour sur le territoire américain.

    À moins de 24 heures d’intervalle, les fusillades d’El Paso et de Dayton ont fait 31 morts et plus d’une soixantaine de blessés. Elles sont venues gonfler un chiffre qui ne cesse d’augmenter: depuis le début de l’année 2019, 308 fusillades de masse ont été perpétrées aux États-Unis.

    À chaque fois, ces tueries ne manquent pas de relancer le débat sur les armes à feu. Selon les états, elles sont en accès libre ou peuvent se procurer sur simple présentation d’un permis de port d’arme.

    En revanche, certains produits a priori inoffensifs sont considérés comme dangereux par les États-Unis, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. Ainsi, vous ne pourrez pas entrer sur le sol américain avec des Kinder Surprise dans vos bagages, car les jouets qui sont cachés dans le célèbre œuf en chocolat présentent des risques d’étouffement selon les autorités.

    Il en va de même pour les fromages au lait cru, considérés comme de vrais nids à bactéries. Un débat qui agite régulièrement les relations commerciales franco-américaines. D’autres produits alimentaires comme certains fruits et charcuteries sont également interdits à l’import, pour les mêmes raisons.

    D’autres interdictions concernent seulement certains états, mais n’en restent pas moins étonnantes. Ainsi, “Le Petit Chaperon rouge” est prié de rester hors de l’état de Californie, à cause de la bouteille de vin que contient le panier de l’enfant. Le dodgeball, l’équivalent de notre balle aux prisonniers, est proscrit dans les cours d’école de plusieurs états, car considéré comme “agressif et dangereux”.

    L’une des interdictions les plus étonnantes et contradictoires concerne l’état du Nevada et plus particulièrement le “strip” de Las Vegas, l’avenue principale de la cité du jeu. En effet, il est interdit d’y circuler avec un jouet de type pistolet en plastique, pour éviter les vendeurs de rue illicites. En revanche, on peut s’y promener tranquillement avec une arme réelle à la ceinture, le Nevada ayant l’une des législations les plus permissives en matière de port d’arme.

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/toutes-ces-choses-interdites-aux-etats-unis-contrairement-aux-armes-a-feu_fr_5d511849e4b0fc06ace9f059?ncid=other_topvideos_cp1pj3fgmfs&utm_campaign=top_videos

     

     


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  • Face à face avec un exécuteur de l’État islamique

    https://www.bvoltaire.fr/video-terrifiante-face-a-face-executeur-de-letat-islamique/


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  • L’armistice franco-allemand du 25 juin 1940 consacre l’échec de nos armées sur terre ; notre flotte, une des plus puissantes -qui n’avait pas été vaincue- est libre. Ni l’amiral Darlan, ni le général Weygand n’ont l’intention « …de livrer à l’ennemi une unité quelconque de notre flotte de guerre » et de Gaulle le dira, le 16 juin à Churchill en ces termes  « La flotte ne sera jamais livrée, d’ailleurs, c’est le fief de Darlan ; un féodal ne livre pas son fief. Pétain lui-même n’y consentirait pas ».

    Les Anglais, de leur côté, désirent que notre flotte, riche en unités lourdes et légères, se rende dans leurs ports. Elle aurait pu le faire, le 16 juin 1940, mais personne ne lui en donne l’ordre et la Marine reçoit l’assurance, « qu’en aucun cas, la flotte ne sera livrée intacte », mais qu’elle se repliera probablement en Afrique ou sera coulée précise l’Amiral Darlan. Hitler ne demande pas livraison de notre flotte (le projet d’armistice ne le prévoyant d’ailleurs pas), pas plus que de nos colonies, sachant qu’il n’est pas dans nos intentions d’accepter de telles exigences.

    Le 27 juin, Churchill, en dépit des assurances données par le gouvernement Français du Maréchal Pétain, décide, dans le plus grand secret, de mettre « hors d’état de nuire » la marine française. Cette opération aura pour nom Catapult… et conduira, le 3 juillet 1940, à la destruction totale, à Mers El-Kébir, de notre flotte au mouillage et désarmée, causant la mort de 1380 marins Français. Le 6 juillet 1940, 24h seulement après l’inhumation de nos marins, l’aviation britannique, par vagues successives, largue sur la rade de Kébir des mines magnétiques et prend  pour cibles les navires rescapés du premier assaut. 205 tués seront de nouveau dénombrés, soit au total 1927 morts et des centaines de blessés, la plupart atrocement brûlés.

    Ce qui est horrible, c’est que nos « alliés » Anglais ont tué en deux jours plus de soldats français que la Flotte allemande pendant toute la seconde guerre mondiale. Nous ne sommes pas loin des 2403 morts du drame de Pearl Harbor, l’un des grands événements de ce conflit puisqu’il décida de l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique. Mais les Japonais étaient leurs ennemis, les Anglais étaient nos alliés. C’est là un crime inqualifiable… impardonnable.

    Le 31 Août 1940, soit près de deux mois après cette lâche agression, la force navale M (M comme « Menace ») britannique où se trouvait de Gaulle quitta l’Angleterre et se présenta devant Dakar le 23 septembre, à l’aube, dans le but de s’emparer de la garnison française fidèle au Maréchal Pétain.

                Face à l’armada britannique qui se préparait au combat, la France disposait, cette fois, de solides moyens navals ainsi qu’une sérieuse défense côtière. On en n’était plus aux conditions dramatiques de Mers El-Kebir où la flotte désarmée avait été littéralement assassinée. Cette fois, les marins français étaient prêts au combat et animés, de surcroît, d’un esprit de revanche parfaitement perceptible… et compréhensible. Avant la tragédie de Mers El-Kébir, la flotte française était la 4ème plus puissante flotte du monde ; elle était décidée à le prouver et cela d’autant plus qu’elle n’avait jamais été vaincue…

                Durant deux jours, les échanges de coups d’artillerie de marine entre les deux flottes firent rage. Les navires de la force M s’approchèrent afin de poursuivre leur œuvre de destruction, mais se frottèrent aux bâtiments français (Vichystes, diront les gaullistes !) qui leur infligèrent de sérieux dégâts et cela d’autant plus que l’aviation française était maîtresse du ciel.

                C’en était trop ! De Gaulle écrira sur cette bataille : « L’amiral Cunningham décida d’arrêter les frais. Je ne pouvais que m’en accommoder. Nous mîmes le cap sur Freetown. »

                L’armée française sortait vainqueur de cette confrontation en dépit de ses 203 morts et 393 blessés. Les 1927 morts de Mers-El-Kébir étaient en partie vengés.

                    Le 8 Juin 1941 débuta l’attaque des Alliés contre le Liban et la Syrie occupés par les troupes françaises. Auparavant, la Division navale du Levant que commandait l’amiral Gouton avait dû affronter au prix de lourdes pertes, une puissante force aéronavale britannique.  

    Dans la nuit du 24 au 25, le Souffleur, en surface près de Beyrouth, faisait route pour recharger ses batteries, avec à son bord 57 marins. Cinq hommes se trouvaient sur la passerelle. Quatre sillages de torpilles, lancées par le sous-marin anglais HMS Parthian, furent aperçus à bâbord. L'enseigne de vaisseau Morange, officier de quart, fit immédiatement mettre la barre toute à droite, mais le sous-marin ne put éviter l'une des torpilles : celle-ci explosa sous l'avant du kiosque et coupa en deux le sous-marin qui coula instantanément entraînant dans la mort cinquante deux marins. Les cinq hommes qui se trouvaient sur la passerelle furent éjectés vers la mer et tentèrent de regagner la côte à la nage située à quatre kilomètres. Seuls quatre y parviendront.

    Les historiens, les politiques, les « moralistes » et les censeurs qui ont eu à juger des hommes, des gouvernants, et à écrire l’Histoire, ont dédaigné de prendre en considération le traumatisme dévastateur que la tragédie de Mers El-Kébir avait produit dans les esprits…

    Mers El-Kébir explique en grande partie l’attitude de bon nombre de nos gouvernants de Vichy durant le conflit comme elle explique aussi celle des autorités civiles et militaires d’Algérie en 1942-1943 et d’une population acquise au Maréchal Pétain mais volontaire pour poursuivre la lutte avec Darlan et Giraud contre les puissances de l’Axe.

    http://jose.castano.over-blog.com/

    le Souffleur

    Le devoir de mémoire

     

     

     

     

     


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  • Après le nouvel épisode de violences sur les Champs-Élysées en marge de "l'acte XVIII" des gilets jaunes samedi, le gouvernement a annoncé ce lundi le remplacement de Michel Delpuech par Didier Lallement à la tête de la préfecture de police de Paris. Lequel pourrait intéresser les enquêteurs dans l'affaire des marchés de la Société du Grand Paris.

    « Est-ce une décision prise très vite ? En tout cas, je ne pensais pas que l’on retrouverait Didier Lallement comme préfet de police de Paris. Ce ne sont pas vraiment ses réseaux qui sont aujourd’hui au pouvoir », juge un haut fonctionnaire qui connaît bien « ce cynique froid ». Il faut dire que la nomination, annoncée ce lundi 18 mars par Edouard Philippe, de l’actuel préfet de Nouvelle-Aquitaine au poste très convoité, est assez inattendue.

    « Un frangin », selon la description qu’en font les auteurs de Bienvenue place Beauvau, qui dispose encore de très bonnes entrées malgré son parcours atypique dans la préfectorale où la case ENA n’est pas cochée. Mais également de casseroles… Cela a-t-il échappé à Matignon et à l’Elysée ? Le futur patron de la PP pourrait bientôt être entendu dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de favoritisme qui pèsent sur les marchés de la Société du Grand Paris. Comme Marianne l’a récemment révélé, le parquet national financier PNF a été saisi de cette affaire par le parquet près de la Cour des comptes.

    Le plus grand chantier d’Europe, 38 milliards d’euros de travaux pour la construction du nouveau métro de la capitale, semble en effet avoir été un peu léger dans l'attribution de ses mégas marchés. Marchés « pour lesquels les procédures et les grands principes de mise en concurrence n’avaient pas été respectés, soit attribuant un marché à une entreprise dont l’offre aurait dû être rejetée pour irrecevabilité, soit en modifiant en cours de procédure les modalités de calcul des offres financières, ce qui a eu pour effet de modifier l’ordre de sélection des candidats », note le rapport de la Cour des comptes, réalisé à la fin 2017.. Autrement dit : des faits constitutifs d'un possible délit de favoritisme.

    Au cœur des dysfonctionnements, on retrouve la Commission d’examen des offres (CEO), qui fut présidée par… Didier Lallement, alors lui-même en service à la Cour des comptes. Or note le rapport, « le fonctionnement et le rôle de la CEO sont insatisfaisants à plusieurs titres et ne permettent pas de disposer d'une assurance externe suffisante sur la régularité et les conditions d'attribution des marchés, l'équilibre concurrentiel et la préservation des intérêts économiques de la SGP ». Pas non plus de procès-verbaux des réunions, mais une simple feuille blanche avec une croix pour dire oui/non. Selon nos informations, si la question d’une procédure disciplinaire au sein même de la vénérable institution de la rue Cambon, procédure extrêmement rare, a été évoquée, celle-ci a finalement été écartée. Détail croustillant : le préfet de police pourrait donc se voir convoqué par la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), l’une des sept « brigades du fric », laquelle a été saisie par le PNF. Des flics qui sont désormais sous ses ordres….

    https://marianne.net/societe/didier-lallement-prefet-police-paris-enquete


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  • Déplacement de Macron 1er pour un grand débat dans le Morvan! Il ne manque que nos agriculteurs...

     

    17 voitures (à raison de 4 par voiture), 1 ambulance, 17 motocyclistes , 2  ou 3 hélicoptères donc une centaine d'accompagnants au sol,  des gendarmes dans tous les carrefours,  plus 2 ou 3 compagnies de CRS ou gendarmes mobiles sur place à attendre Monseigneur...

     

     


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  • Un sujet pour ceux qui se plaisent à comparer nos deux sociétés:

    Allemagne : un chien saisi et vendu aux enchères pour éponger les dettes de ses maîtres

    Et en France, çà se passe comment?

     

    ils ont saisi un chien baptisé "Edda". Des huissiers ont vendu l'animal de compagnie d'une famille pour éponger ses dettes à Ahlen (Allemagne), selon plusieurs médias allemands. C'est un journal local, Ahlener Tageblatt, qui a donné l'information en premier, le 23 février. Elle a ensuite été reprise par Die Glockele Süddeutsche Zeitung (articles en allemand) et d'autres médias européens comme la BBC (en anglais).

    Le chien a été vendu sur le site de vente aux enchères eBay pour 750 euros, la moitié de ce qu'espérait la propriétaire. Ce prix bas a d'abord alerté la nouvelle propriétaire du chien, Michaela Jordan, une policière citée par Die Glocke. Elle explique au journal local qu'elle a appelé le numéro associé à l'annonce. C'est à ce moment-là qu'elle a appris que le chien était vendu pour recouvrer les dettes de sa famille et la taxe sur les chiens, car certains pays ont un impôt sur les animaux.

    Une enquête lancée

    Au téléphone, l'employé de la mairie lui assure que l'animal est en bonne santé. Michaela Jordan est rassurée et achète le chien. Mais depuis, elle a déjà déboursé 1 800 euros pour le faire opérer des yeux, dont une fois en urgence, l'animal ayant failli devenir aveugle. Elle réclame donc des indemnités à la ville d'Ahlen.

    Des médias allemands assurent que les huissiers auraient d’abord envisagé de saisir le fauteuil roulant du mari de la famille, mais ils ont renoncé car celui-ci ne leur appartenait pas véritablement. Néanmoins, le porte-parole de la ville conteste ce point et parle d'une rumeur. Il ajoute que "l’incident fera l’objet d’une enquête approfondie" et que l’utilisation d’un compte eBay privé pour la vente d’un être vivant sera également examinée.

    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/en-allemagne-des-huissiers-saisissent-le-chien-d-une-famille-et-le-vendent-pour-couvrir-ses-dettes_3214731.html


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